Tunisie : retour au calme

Un mois après le départ de l'ex président Ben Ali, on commence à ressentir le retour a la normale dans les affaires entre sous-traitants et donneurs d'ordres. On signale tout de même un retard dans les livraisons mais cela est justifiable après la crise qu'a vécu le pays. Abdellatif Haman le président du Capex (centre de promotion tunisienne des exportations), a affirmé : «  tout le monde est au travail dans les entreprises, les douanes marchent, les banques aussi, les ports et les aéroports sont réouverts ».
Lucien Deveaux, président du groupe de tissage « Deveaux » et du groupe « Ecce » et aussi président de l'union des industries textiles, confirme aussi cette reprise de trafic « Ecce attendait en janvier 50.000 costumes en provenance de Tunisie. Coté tunisien, il y a eu un jour de retard à cause de la gréve des dockers à Marseille, il faut relativiser les choses ».
Le président de la tuniso-française d'habillement, Nafaa Ennaifer, installé à Tunis, nous affirme que « tout le monde est dans l'expectative, les gens attendent de voir ce qu'il va se produire de façon pérenne. Nos clients sont là, ils ne partent pas, mais ils ne nous bombardent pas de commandes. Elles sont plus fractionnées au coup par coup ».
La montée des mouvements sociaux incite les donneurs d'ordre a être encore plus prudents, le ton des revendications dans les usines est donné après dix ans de silence : les conditions de travail, la sécurité de l'emploi, la couverture sociale, l'abus de recours à l'intérim et la hausse des salaires.
Ali Nakai déclare au sujet du degré d'atteinte des entreprises tunisiennes par les mouvements sociaux : « de toute façon, nous étions déjà dans une phase de négociation sociale avec les ouvriers avant la révolution, ce qui va changer ce sont les règles du jeu, auparavant les hausses des salaires étaient fixées pour trois ans par le pouvoir politique, elles étaient préprogrammées, les patrons avaient alors peu de marge de manœuvre, elles étaient de 3 à 4 % par ans, il est clair qu'elles vont être plus importantes, mais nous compenserons en gains de productivité, nous avons du potentiel, il n y aura pas d'explosion des coûts ».
Une information confirmée par Gilles Damez, le directeur du développement industriel de Damartex : « la Tunisie comme les autres pays à des conventions collectives, nous attendons des informations officielles, nous restons vigilants, mais, globalement, les choses fonctionnent normalement, nous avons cette usine depuis 2009 et en dehors de quelques perturbations ponctuelles, l'usine tourne bien, nous livrons bien, nous attendons maintenant avec tous les tunisiens, les élections de cet été, qui devraient consolider le pays ».
L'espoir d'une révolution positive est la, Abdellatif Hamam (Crepex), souligne  « qu'afficher une volonté de s'inscrire dans une dynamique démocratique et de transparence ne peut que générer dans opportunités de croissance pour l'avenir ».
L'économie tunisienne a réalisée une croissance de 4% en 2010, ce taux pourrait augmenter si ils pouvaient faire face à la corruption selon certains observateurs.
D'après un article vu dans « le journal du textile »

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  • Crée le: 20/02/11 01:00

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