Le financement d’un projet de franchise nécessite toujours un apport personnel minimum en plus des financements externes (emprunts bancaires). En général, votre apport personnel doit constituer de 30 à 50 % du coût du projet.
Les fonds propres ou capitaux propres sont composés de ses apports personnels et de ceux de ses associés.
Le financement externe ou emprunts bancaires sont la somme mise à disposition par un organisme moyennant un remboursement selon un échéancier préalablement défini.
Différentes aides, en plus des prêts bancaires, existent tel que :
- Le PCE : le prêt à la création d’entreprise, variant entre 2 000 et 7 000 €, est accordé sans caution personnelle ni garantie. Il est proposé aux entrepreneurs dont l’investissement est inférieur à 45 000 €.
- Le prêt à taux zéro du dispositif NACRE : un prêt à taux zéro plafonné à 10 000 €. Pour en bénéficier, il faut être demandeur d’emploi ou bénéficiaire des ASS ou RSA mais également justifier d’investir au moins 50 % dans le capital de l’entreprise.
- L’ARCE : le prêt d’Aide à la reprise ou à la création d’entreprise pour les demandeurs d’emploi de la part de Pôle Emploi à hauteur de 45 % de ce qui reste en droits à l’assurance chômage.
- Les prêts d’honneur à taux zéro : accordés par les réseaux de création et reprise d’entreprise, leur montant varie de 2 000 à 50 000 €. Ils sont principalement destinés au financement des fonds propres et le besoin en fonds de roulement (BFR).
- Les crédits solidaires : pouvant aller jusqu’à 10 000 €, ils sont accordés par l’Adie ou les caisses solidaires.
La franchise peut constituer un argument avantageux auprès des organismes de prêts. D’abord, parce qu’une franchise a fait ses preuves de modèle économique et prouvé sa viabilité via plusieurs implantations, ce qui n’est pas le cas pour un projet naissant.
Ensuite, le responsable du dossier au sein de l’organisme de prêt pourra faire son analyse tout en ayant des éléments de comparaison sur d’autres dossiers. Des informations à propos du réseau, de son nombre de franchisés, de la situation financière du franchiseur… constituent autant d’éléments pour aider à statuer sur le dossier.
Enfin, la validation d’un dossier par un franchiseur signifie automatiquement que l’apport personnel du candidat est proportionnel à l’investissement global. Par ailleurs, si l’expérience personnelle est indispensable pour se lancer seul, elle peut être compensée dans le cas d’une franchise grâce à la formation proposée par le franchiseur. Le projet a donc plus de chances de réussir.
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