Combien coûte une franchise ?

  • Créé le : 24/02/2017
  • Modifé le : 24/02/2017

 

L’adhésion à un réseau de franchise a un coût plus élevé que le lancement d’un projet en solo.

Le fait de faire partie d’un réseau nous offre certains avantages tel que la notoriété de l’enseigne, le savoir-faire et l’accompagnement du franchiseur… Des avantages qui sont loin d’être gratuits.

Donc comme pour tout projet, l’entrepreneur ou dans ce cas, le futur franchisé, devra se débrouiller pour trouver le financement nécessaire.

Quels sont les frais à prendre en compte ?

Le lancement d’un projet en franchise requiert des ressources financières importantes. Voici les dépenses qu’il faudra prendre en compte :

  • Le droit d’entrée : ce montant est fixé par le franchiseur. Le franchisé doit le payer pour adhérer au réseau et ainsi pouvoir utiliser la marque, le concept et les outils de l’enseigne.
  • L’emplacement : le franchisé devra trouver un local qui respecte les exigences de sa tête de réseau et devra parfois payer un pas de porte sans oublier la nécessité de le mettre aux normes de sécurité.
  • L’aménagement du local : le franchisé s’occupe d’aménager son local et de l’équiper avec du mobilier, du matériel informatique et bureautique…
  • Stock de départ : pas besoin d’acheter un stock de départ lorsqu’il s’agit d’une franchise de services. Dans le cas contraire, l’investissement pour le stock de départ sera plus ou moins important en fonction de la nature du produit.
  • Frais d’étude de marché/administratifs : le franchisé devra certainement avoir recours à des experts pour s’installer mais aussi faire une étude de marché, et tout cela a un coût!
  • Redevance publicitaire : définie par le franchiseur, elle peut être fixe ou dépendre du CA du franchisé (le plus souvent à hauteur de 1 à 5 %).
  • Royalties : Un montant variant généralement de 1 à 15 % du CA que le franchisé verse à son franchiseur chaque année.

Comment évaluer la rentabilité de son projet ?

Voici les points à prendre en considération pour évaluer la rentabilité de son projet :

  • L’enseigne : pour avoir le droit d’accrocher le nom de l’enseigne tant convoité au dessus de votre point de vente vous devrez verser un droit d’entrée compris généralement entre 5 000 et 50 000 €. Le franchiseur devra vous expliquer en détail ce que cette somme couvre. Vous devrez aussi vous acquitter chaque mois de royalties et d’une redevance communication.
  • L’emplacement : vous devrez investir dans une étude de marché pour évaluer la viabilité de votre projet dans l’emplacement concerné, payer un bail commercial et enfin mettre votre local aux normes du concept avec un investissement pouvant aller de 100 à 3 000 €/m².
  • La structure juridique : c’est au franchisé que revient la détermination de la structure juridique de son entreprise, en fonction de quoi il sera assujetti à l’impôt sur le revenu et/ou les sociétés, à la TVA…
  • Le business plan : Le dossier prévisionnel permet d’évaluer la viabilité économique du projet d’une part et de convaincre les éventuels partenaires financiers, d’autre part. Le franchisé sera également dans la capacité de mesurer son besoin en fonds de roulement.
  • Le financement : l’apport personnel demandé atteint en général un minimum de 30 % voir 50 % de l’investissement initial. Le fait de se lancer en franchise peut faciliter l’octroi d’un prêt, sans oublier la possibilité de recourir à des dispositifs publics tel que Oséo…
  • La rentabilité : Selon l’enquête de la banque populaire, le chiffre d’affaires médian des franchisés était de 470 000 € en 2016.

Les obligations du franchisé

Pour rejoindre un réseau de franchise, le franchisé devra payer un droit d’entrée. Il devra par la suite et d’une façon régulière s’acquitter de redevances, appelées aussi royalties.

  • Le droit d’entrée : ou redevance initiale forfaitaire (RIF). Le droit d’entrée rémunère la transmission du savoir-faire, l’assistance initiale, les process mis en place par le franchiseur. Ce montant, variant de 3 000 à 30 000 €, voir plus, doit être mentionné dans le Document d’Information Précontractuel (DIP).
  • Les redevances ou royalties : le franchisé verse les redevances ou royalties régulièrement et tout au long du contrat de franchise, en contrepartie des services apportés par son franchiseur. On distingue plusieurs types de redevances: d’assistance, de publicité…

Et si le franchisé ne dispose pas d’apport personnel ?

Il est tout à fait possible de lancer son projet de franchise même si on ne dispose pas d’un capital de départ. Surtout si vous avez des compétences personnelles à la hauteur de ce que le franchiseur recherche.
C’est possible en devenant locataire-gérant, par exemple. L’enseigne vous propose de devenir propriétaire d’une société d’exploitation avec un investissement relativement faible. Après deux ans d’activité, le franchiseur propose à son locataire-gérant de devenir franchisé s’il le souhaite et peut l’aider pour trouver les fonds nécessaires.
C’est aussi possible s’il s’agit d’une franchise de services qui n’exige pas un emplacement sur une artère principale ou encore si elle permet de s’installer à domicile.
Cependant, certains secteurs ne permettent pas de démarrer sans capital. C’est le cas des enseignes qui exigent un emplacement numéro 1 et donc un prix très élevé du local.

Financements, aides et négociation auprès des banques

Le financement d’un projet de franchise nécessite toujours un apport personnel minimum en plus des financements externes (emprunts bancaires). En général, votre apport personnel doit constituer de 30 à 50 % du coût du projet.
Les fonds propres ou capitaux propres sont composés de ses apports personnels et de ceux de ses associés.
Le financement externe ou emprunts bancaires sont la somme mise à disposition par un organisme moyennant un remboursement selon un échéancier préalablement défini.
Différentes aides, en plus des prêts bancaires, existent tel que : 

  • Le PCE : le prêt à la création d’entreprise, variant entre 2 000 et 7 000 €, est accordé sans caution personnelle ni garantie. Il est proposé aux entrepreneurs dont l’investissement est inférieur à 45 000 €.
  • Le prêt à taux zéro du dispositif NACRE : un prêt à taux zéro plafonné à 10 000 €. Pour en bénéficier, il faut être demandeur d’emploi ou bénéficiaire des ASS ou RSA mais également justifier d’investir au moins 50 % dans le capital de l’entreprise.
  • L’ARCE : le prêt d’Aide à la reprise ou à la création d’entreprise pour les demandeurs d’emploi de la part de Pôle Emploi à hauteur de 45 % de ce qui reste en droits à l’assurance chômage.
  • Les prêts d’honneur à taux zéro : accordés par les réseaux de création et reprise d’entreprise, leur montant varie de 2 000 à 50 000 €. Ils sont principalement destinés au financement des fonds propres et le besoin en fonds de roulement (BFR).
  • Les crédits solidaires : pouvant aller jusqu’à 10 000 €, ils sont accordés par l’Adie ou les caisses solidaires.
La franchise peut constituer un argument avantageux auprès des organismes de prêts. D’abord, parce qu’une franchise a fait ses preuves de modèle économique et prouvé sa viabilité via plusieurs implantations, ce qui n’est pas le cas pour un projet naissant.
Ensuite, le responsable du dossier au sein de l’organisme de prêt pourra faire son analyse tout en ayant des éléments de comparaison sur d’autres dossiers. Des informations à propos du réseau, de son nombre de franchisés, de la situation financière du franchiseur… constituent autant d’éléments pour aider à statuer sur le dossier.
Enfin, la validation d’un dossier par un franchiseur signifie automatiquement que l’apport personnel du candidat est proportionnel à l’investissement global. Par ailleurs, si l’expérience personnelle est indispensable pour se lancer seul, elle peut être compensée dans le cas d’une franchise grâce à la formation proposée par le franchiseur. Le projet a donc plus de chances de réussir.
>> La rédaction vous invite à consulter notre dossier complet « Ouvrir une franchise, combien ça coûte ?
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