La fin des soldes flottants toujours d'actualité

En cette période de soldes d'été, le dispositif des soldes flottants revient au cœur du débat, à savoir apportent-ils un plus pour les commerces et notamment les réseaux de franchise ou faut-il les supprimer ? Les soldes flottants sont loin de faire l'unanimité depuis leur instauration en 2009. Le dispositif a même failli disparaitre en 2010 et dans un rapport de l'assemblée nationale relatif au bilan de la LME où on pouvait lire à leur propos « les soldes flottants, une fausse bonne idée ? ». Qu'en est-il aujourd'hui ?

Rappel sur ce dispositif qui devait aider la consommation

Créés par la loi sur la modernisation de l'économie, les soldes dits flottants permettent aux commerçants d'organiser des soldes deux fois par an (sauf dans le mois qui précède les soldes officiels) . Ils peuvent se gérer de deux façons : soit une période unique de 2 semaines soit deux périodes de 2 semaines. Rappelons que La loi de modernisation de l'économie (LME) d'août 2008 a raccourci à cinq semaines les soldes d'été et d'hiver, permettant aux commerçants de choisir deux semaines supplémentaires dans l'année.
Les règles sont les mêmes que pour les soldes traditionnels : possibilité de vente à perte, indication de la remise en % et de l'ancien prix de référence. Les professionnels étaient globalement plutôt défavorables, les consommateurs au contraire y ont trouvé leur intérêt. Ce qui parait évident, même s'ils déclarent que quelquefois ils ne s'y retrouvent pas entre les promotions, les semaines folles, la semaine du printemps, etc… tout ce qui ressemble à des soldes car il y a des remises mais qui n'en sont pas car les conditions légales ne sont les mêmes.
Rappelons que jusqu'en 2009 les soldes ne pouvaient avoir lieu que deux fois dans l'année et ne concernaient que les marchandises en stock proposées à la vente depuis 1 mois minimum. Dans le cas d'une franchise, le franchisé a l'obligation de faire une déclaration par lettre recommandée ou en ligne sur le site du ministère de l'économie au moins un mois avant la date de début des soldes. Pour les soldes flottants, la démarche est la même.

Un dispositif qui fait débat depuis leur instauration de la part des professionnels

La question est de savoir si ces soldes ont un impact sur les ventes et s'ils génèrent vraiment du plus en chiffre d'affaires ou permettent de rectifier le tir en cas de mauvais début de saison : à savoir anticiper la liquidation de stocks ou assainir la trésorerie… Les différentes études montrent qu'ils ont un impact économique limité sur le chiffre d'affaires de la saison et qu'ils perdent leur esprit festif et exceptionnel. A force de voir toute la saison dans les chaines généralistes et spécialisées des réductions « hors norme », les clients perdent leurs repères.
Ces soldes flottants font désormais l'objet de nombreuses critiques de la part de différentes organisations professionnelles et fédérations, notamment dans le secteur de l'habillement et les réseaux de franchise mode font partie des plus impactés.
Sur le terrain, on trouve d'une part des chaines qui veulent respecter une politique globale, il y a celles qui souhaitent faire de gros volumes en multipliant les bas prix, que ce soit en soldes ou en promotions, et les autres qui ont plutôt le souhait de préserver leurs marges. C'est pourquoi la ministre de l'économie, Christine Lagarde et le secrétaire d'Etat au Commerce, Frédéric Lefebvre avaient demandé une étude à l'IFM (Institut Français de la Mode) et au CREDOC (Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie) afin de prendre leur décision. Suite à ce rapport, les soldes flottants ont été reconduits sur 2011. Ils l'ont été encore en 2012 mais pour combien de temps ? A suivre….

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  • Crée le: 02/07/12 02:00

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