Après des semaines de tractations et d’incertitudes, c’est finalement Carrefour qui contre une enveloppe de 600 millions d’euros remporte l’ensemble du parc de magasins en franchise DIA France, soit environ 200 magasins. La fin de longues semaines de rumeurs mais aussi un moment normal pour exprimer déceptions et espoirs de la part de locataire-gérants DIA . La presse générale en a parlé. voici quelques bémols. Soyons prudents dans l’analyse.

De belles performances à l’international

Les temps sont plus durs en France qu’ailleurs pour Dia, le géant espagnol du hard-discount qui dispose de plus de 6 000 magasins dans le monde. Sa filiale française, pourtant la plus importante après l’Espagne, vient d’être vendue au groupe Carrefour  pour 600 millions d’euros. Alors que Dia réalise de belles performances à l’international, ses points de vente dans l’hexagone paraissent en effet ne pas être à la hauteur des objectifs fixés dans un marché très concurrentiel.

Des problèmes sur les prix et certains emplacements

Sur les 865 magasins que comptait l’enseigne espagnol en France, 200 étaient gérés sous la forme de franchise. Parmi ces franchisés certains n’ont pas de reproches à formuler envers Dia et d’autres font part de critiques dont nous ne sommes pas en mesure de juger le bien fondé. Rappelons que Dia est 10e dans le monde par le nombre de collaborateurs en franchise. Seraient en cause notamment la libre fixation des prix, obligatoire de par la loi française, et qui n’aurait pas été respectée pour les locataires-gérants. Autre problème pointé du doigt : certains points de vente peu rentables auparavant exploités en propre par l’enseigne auraient été confiés à des franchisés, notamment des ex salariés du groupe qui se plaignent aujourd’hui.

Nous avons cependant parlé avec certains franchisés dans ce cas qui expliquent avoir été informés que ces unités leur étaient cédées pour être redressées. Gardons-nous de penser que tout est blanc ou noir. Il ne faut généraliser ni dans un sens ni dans un autre. Laissons les médiations se faire et le cas échéant les tribunaux trancher. La période est logiquement favorable aux règlements de comptes mais il est important de noter l’intérêt manifesté par Carrefour à travers ce rachat. Or Carrefour avait cédé Dia France à Dia Espagne et connaît donc bien la situation. Si Carrefour reprend ce réseau c’est un signe positif qui s’ajoute aux franchisés satisfaits lesquels ne doivent pâtir des disputes entre certains franchisés déçus et leur bientôt ancien franchiseur.

La rédaction d’AC Franchise