Franchise, quand TF1 instruit à charge.

A l'occasion du salon de la franchise de mars 2010, TF1 a été bien inspiré de traiter du sujet de la franchise le 17 mars mais nous regrettons que le dossier ait été instruit "à charge" en ne mettant en avant que les risques par l'exemple de deux franchisés malheureux et un seul avocat dont on doit rappeler que son métier ne consiste pas à être impartial et à dire le droit et la justice mais à défendre les intérêts de ses clients, des franchisés malheureux dans le cas présent.
Sans prendre partie quand à la position de ces deux franchisés, faute de connaître leurs dossiers, et sans enlever de mérite à cette action de défense des intérêts de l'une des parties, on aurait espéré un traitement plus objectif du sujet. Des enquêtes récentes ont montré que la très grande majorité des franchisés signeraient volontiers à nouveau avec leur franchiseur et recommandent leur réseau à d'autres créateurs d'entreprise. Cela mérite d'être rappelé et illustré par des interviews de franchisés satisfaits en complément de ceux qui sont déçus. TF1 aurait pu aussi donner la parole à la fédération française de la franchise dont le code de déontologie indique quels sont les bons principes et les bonnes pratiques en franchise et a de ce fait inspiré la réglementation et la jurisprudence française mais aussi européenne en la matière.
Une phrase prononcée dans le sujet mérite un développement. "S'il y a des escrocs, c'est qu'il y a des naïfs pour les écouter". Alors ne soyons pas naïfs et évitons d'avoir à faire aux tribunaux et aux avocats lors d'un conflit.
En regardant le reportage, on peut avoir l'impression que les franchisés touchent le jackpot dans la quasi-totalité des procès les opposant à leur franchiseur. C'est bien évidemment faux, nous voulons croire qu'il ne s'agit pas d'un argument publicitaire pour un cabinet d'avocat. Et le conseil que l'on doit retirer des cas litigieux n'est pas d'aller au procès mais de l'éviter à chaque fois que possible car dans un procès, il y a trop souvent deux perdants.
Evitons au maximum les conflits en s'informant avant auprès des franchiseurs et des franchisés du réseau, en se faisant tout expliquer, en croisant les sources d'information, en travaillant sur le DIP (Document dit Doubin sur l'information précontractuelle) qui n'est pas un document dont on signe l'accusé de réception avant de le ranger mais une source de questions et d'interrogations qui doivent toutes trouver leur réponse avant qu'un contrat de franchise ne soit signé.
Et si nous allions voir un avocat, un expert comptable, un conseil en franchise AVANT de signer plutôt que lors d'un conflit ? Et si nous, français, prenions l'habitude de payer les conseils des spécialistes, dont des avocats, mais aussi des experts comptables et des consultants, plutôt que de chasser l'information gratuite et incomplète et de faire ensuite les frais de notre imprévoyance ?
Jean Samper
Dans la franchise depuis 1975
Fondateur de AC Franchise

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  • Crée le: 30/03/10 02:00

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