Le petit commerce n'est pas mort…

Pour un numéro de cet automne 2010, le magazine LSA réunissait des représentants du petit commerce pour parler conjoncture, urbanisme, prix, relations avec la grande distribution, formation. L'occasion de dresser le constat que « les affaires tournent, que la conjoncture n'est pas si mauvaise, et que la concurrence de la grande distribution n'est plus prioritaire ».

Nouvelle demande des consommateurs

Côté conjoncture, Gérard Atlan, président du Conseil du commerce de France est confiant : « Dans l'ensemble, la consommation tient, le premier semestre a été assez bon, et la rentrée semble sur la même ligne ». Plus concrètement, Charles Melcer de la Fédération nationale de l'habillement (FNH) donne des résultats sur son marché : « Au premier semestre, avant les soldes, nous étions à – 1 %. En juin, à 7 %. A l'époque, on nous reproché la période tardive des soldes ; mais en juillet, les ventes ont grimpé de 25 %, en août de 15 %... » Même sérénité chez les fleuristes, l'alimentation en détail et dans la boulangerie-pâtisserie. « Les boulangers-pâtissiers obtiennent un gain de 0,10 % de part de marché », explique Jean-Pierre Crouzet, pour la Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie française. Mais attention, les résultats diffèrent entre la capitale et certaines zones rurales où la situation reste tendue pour certains commerçants. Autre secteur mis en avant : les magasins bio. Ils affichent une croissance de 7 % au premier semestre et font figure de modèle pour les petits commerces. Ils sont perçus par les participants comme un secteur « sur lequel la grande distribution n'arrivera jamais à rivaliser ! »
Autre analyse : le débat concernant la concurrence entre commerce de proximité et centres commerciaux de périphérie ne semble plus d'actualité. Là n'est plus la question. Ce qui se pose, c'est l'accès en transports en commun et les parkings. C'est en tout cas l'avis de Jean-Pierre Crouzet :  « Dans les centres urbains où il y a des transports en commun, la clientèle revient chez les petits commerçants […]. Le bât blesse en revanche dans les villes de 30 000 à 100 000 habitants où l'on ne peut ni se garer ni prendre les transports inexistants. » A bon entendeur.
Source : LSA n° 2150

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  • Crée le: 14/12/10 01:00

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