Quelle différence entre un franchisé et un indépendant ?

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  • Créé le : 07/09/2020
  • Modifé le : 31/08/2020

Un franchisé est, par définition un entrepreneur indépendant. Mais contrairement à un entrepreneur indépendant non franchisé, son activité est développée sous enseigne. Il appartient ainsi de fait à un réseau et cela fait toute la différence !
Les différences entre un franchisé et un entrepreneur indépendant non franchisé s’expriment à chaque étape de la vie de l’entreprise : à la création, pendant le développement de l’entreprise et à la cession.

Lire aussi : Pourquoi devenir franchisé plutôt qu’indépendant ?

Quelle différence entre un franchisé et un indépendant ?

Franchisé vs indépendant : la création

Un indépendant hors franchise doit d’abord trouver une idée d’activité. Il lui appartiendra ensuite de la valider en la testant. Entre temps, il faudra qu’il décline ses offres en comparaison de celles de la concurrence, et de la demande locale. Il faudra aussi qu’il négocie avec ses fournisseurs, qu’il mette en place sa stratégie de développement. Il devra ainsi multiplier les démarches avant même d’ouvrir son point de vente.
Pour toutes ces opérations, il ne pourra compter que sur lui-même pour faire des choix qui impacteront largement son activité à venir. Le lancement de l’activité devra lui aussi être mené à la force du poignet. Communication, approvisionnement, positionnement…. Chaque client devra être démarché et convaincu un à un. Si la création en solo ne coûte que du temps et beaucoup d’énergie, face à un banquier, la négociation pour l’obtention d’un prêt sera serrée puisque l’entreprise part de rien. Le prévisionnel est ainsi plus aléatoire qu’en franchise, ce qui ne rassure pas forcément les banques.
Au positif, son entreprise sera son « bébé ». Il l’aura pensé de A à Z et elle sera à son image. Il aura le choix de ses fournisseurs et de sa stratégie. Il sera libre d’en changer en fonction des opportunités. Le coût d’installation est souvent moins élevé qu’en franchise. Le démarrage peut se faire dans un local plus excentré. Le coût d’aménagement peut aussi être moins onéreux. L’entrepreneur solo n’a pas à s’acquitter d’un droit d’entrée.

Un franchisé de son côté bénéficie d’un concept déjà testé par le franchiseur et réputé rentable. Pour apprendre son métier, il va profiter d’une formation initiale bien rodée. Pour son lancement, le franchisé bénéficie d’un accompagnement sans faille de son réseau : aide à la recherche du local et à son aménagement, présence d’un animateur du réseau en amont de l’ouverture et pendant, déclinaison de différents supports de communication, soutien marketing, etc. Le franchisé n’est donc jamais seul pour affronter la période délicate de la création. Plus globalement, le franchisé bénéficie également d’un ensemble de services complets et directement opérationnels comme une hot-line informatique, une centrale d’achat, une logistique bien rodée, etc. Sans compter l’aide ponctuelle qu’il peut recevoir des autres franchisés du réseau.
Par ailleurs, le franchisé bénéficie d’entrée de jeu de la notoriété de son réseau. Les clients connaissant déjà l’enseigne, cela facilite indéniablement le lancement et rassure les banques !
Au négatif, l’entreprise créée doit se conformer strictement au cahier des charges du concept. Le choix du local est ainsi dicté par les critères du franchiseur. L’aménagement est obligatoirement standardisé, les équipements aussi. Le coût d’installation est de ce fait plus élevé qu’en solo. D’autant que pour bénéficier de tous les avantages de la franchise, le créateur va devoir s’acquitter d’un droit d’entrée qui peut être plus ou moins conséquent.

Franchisé vs indépendant : le développement

Un indépendant hors franchise a le choix de sa stratégie et de ses partenariats. Il peut ainsi décider librement de réorienter partiellement ou totalement son activité. Le développement est donc de ce fait normalement plus réactif puisqu’il colle à la réalité immédiate du terrain. En terme d’approvisionnement aussi, l’entrepreneur décide. Il n’est pas obligé de s’approvisionner auprès d’un fournisseur obligatoire, il peut en changer. C’est lui qui négocie les prix de chaque achat et fixe les prix et le taux de marge sur ses ventes. Il ne doit pas reverser de royalties. Ses bénéfices lui appartiennent entièrement.
A chaque étape de la vie de son entreprise, l’entrepreneur va devoir se débrouiller seul pour gérer en interne ou externaliser ses besoins en marketing, communication, R&D, le service après vente, etc. Si son affaire marche bien, il pourra ouvrir un second point de vente en succursale et qui sait plus encore, créer un réseau de franchise sur la base de son expérience.
L’entrepreneur solo n’est pas tenu à limiter son activité à une zone d’exclusivité. Il peut vendre ses services ou produits localement, mais aussi régionalement, voire à l’échelle nationale ou internationale, ou encore sur internet. Il peut aussi créer et diriger une entreprise annexe, concurrente ou non, comme bon lui semble.

Un franchisé de son côté bénéficie d’une activité clé en main réputée rentable. Il n’a pas à se soucier des négociations commerciales concernant les achats, la déclinaison des offres, etc. Toujours entouré par les équipes du franchiseur, il bénéficie des campagnes de communication et les actions marketing du groupe qui viennent renforcer la notoriété de la marque. En cas de soucis, il peut compter sur le soutien de son franchiseur et l’appui des autres franchisés du groupe. Par ailleurs, il bénéficie de tous les services opérationnels du franchiseur (formation continue, aide au recrutement, centrale d’achat, hot-line technique, développement informatique, R&D, etc). En contrepartie de tous ces avantages, il verse des royalties le plus souvent calculées sur le chiffre d’affaires réalisé.
Au négatif, le franchisé doit se conformer strictement au concept. Il n’a pas le choix de la stratégie ni des offres marketing. La marge sur les ventes ne peut être modulée. Très souvent, une clause de son contrat de franchise l’oblige à s’approvisionner exclusivement auprès du franchiseur ou de fournisseurs agréés par ce dernier. Il y a d’ailleurs le plus souvent intérêt puisque les prix sont négociés par la centrale d’achat !
Régulièrement, des animateurs viennent contrôler et conseiller les franchisés. Ils veillent à ce que le concept soit respecté à la lettre. Il en va de l’unité du réseau ! La même qualité de produits et de services doit être au rendez-vous dans l’ensemble des points de vente. De ce fait, le franchisé est souvent obligé de suivre les indications du franchiseur pour ce qui concerne les salariés (nombre, qualification) mais aussi les plages horaires d’ouverture, le niveau des stocks, etc.
Par ailleurs, le franchisé n’a pas le droit de créer une activité secondaire et complémentaire à son activité franchisée. Sa commercialisation doit se borner aux frontières de sa zone d’exclusivité territoriale.
Dans tous les cas, le franchisé reste un entrepreneur indépendant de son réseau. C’est lui qui est donc responsable de sa gestion au quotidien. Le franchiseur n’a pas le droit de s’immiscer dans la gestion proprement dite du point de vente sous peine d’ingérence.

Franchisé vs indépendant : la cession

Un indépendant hors franchise est tout à fait libre de céder son affaire selon les modalités qu’il décide. La cession peut être partielle ou totale, fonds de commerce uniquement ou parts de société, à un acheteur extérieur ou à un descendant, un salarié, etc. Il n’a rien à demander à personne. Il est son propre chef pour céder comme il l’entend son affaire.

Un franchisé de son côté n’est pas libre de céder son affaire sous enseigne à qui bon lui semble. La personnalité du repreneur doit obligatoirement être agréée par le franchiseur pour mieux conserver l’harmonie entre les membres du réseau. Le repreneur doit donc satisfaire aux critères du franchiseur. Il signe obligatoirement un nouveau contrat de franchise pour pouvoir exploiter le concept.

Lire aussi : Cession de franchise : comment ça marche ?

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