Créer une entreprise, et à plus forte raison une entreprise en franchise, demande de l’argent, parfois même beaucoup d’argent !
Ainsi, selon les résultats de la 15e enquête annuelle de la franchise réalisée par Banque Populaire / Fédération Française de la Franchise en 2018, le montant de l’investissement pour la création d’une franchise oscille entre moins de 50.000€ à plus de 500.000€. Respectivement, 33% des franchisés interrogés par cette enquête ont investi moins de 50.000€, 25% entre 50 et 100.000€, 15% entre 100 et 200.000€, 21% entre 200 et 500.000€, et 6% plus de 500.000€.
Généralement, une entreprise sous enseigne réclame plus de capitaux que sans enseigne. Pourquoi ? Pour 3 raisons essentiellement :
- Un franchisé doit s’acquitter d’un droit d’entrée
Pour avoir le droit d’exploiter un concept en franchise, un franchisé doit s’acquitter d’un droit d’entrée. Cette redevance initiale vient rémunérer le franchiseur pour tout le travail de conception, de formalisation et de test du concept. Elle couvre également les frais de la formation des nouveaux franchisés et compense le manque à gagner de l’enseigne quand elle concède des zones d’exclusivité que, du coup, elle ne peut plus exploiter par elle-même.
- Un franchisé doit se plier aux exigences du concept
Un concept de franchise est réputé s’inscrire dans la « réitération du succès ». Pour assurer à ses franchisés des chiffres d’affaires à la hauteur de ceux réalisés dans le cadre du test en unité pilote, chaque point de vente franchisé doit respecter des exigences minimales. Ces exigences sont notamment un emplacement N°1, une surface minimum, un agencement aux couleurs de l’enseigne, des horaires d’ouverture élargis, etc. Toutes ces exigences renchérissent le coût d’installation mais aussi les coûts de fonctionnement après création. En effet, un local en emplacement N°1 va coûter plus cher en loyer et en charges. Des horaires élargis impliquent de recruter plus de salariés pour permettre le tournus des jours de congés.
- Un franchisé doit s’acquitter de redevances de fonctionnement
En signant un contrat de franchise, le franchiseur s’engage à fournir des services à ses franchisés en échange de redevances de fonctionnement (aussi appelées royalties). Ces redevances sont le plus souvent calculées sur la base d’un pourcentage du chiffre d’affaires réalisé. Elles ont pour objectif de financer le droit d’utilisation du concept et de la marque, mais aussi l’accompagnement des franchisés, la recherche & développement de nouveaux produits ou services, l’assistance juridique, l’assistance informatique, etc.
Compte tenu de tous ces éléments qui sont propres à la franchise, ouvrir un point de vente en franchise coûte plus cher qu’en solo. Bien évidemment, ces frais en plus doivent être prévus dans le cadre du calcul de besoins en financement.