Quand toutes les pistes de financements précédentes sont épuisées, et que l’apport personnel a atteint son maximum (économies du créateur, apports d’investisseurs et/ou d’associés, aides aux créateurs, prêt d’honneur), il est temps de se rapprocher des organismes bancaires pour compléter le financement.
Le dossier déposé à la banque doit être le plus complet possible. Il reprend l’étude de marché réalisée par le futur franchisé, à laquelle s’ajoutent les éléments chiffrés du prévisionnel, autrement dit le business plan.
Ce dossier va être examiné par la banque sur des critères multiples : financiers bien sûr, mais pas seulement. Le profil du ou des créateurs doit être sérieux et digne de confiance. Plus le créateur sera accompagné par son franchiseur et un organisme de type plates formes Initiative Locale, réseau Entreprendre, Adie, plus la banque sera encouragée à octroyer un prêt.
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Bon à savoir : Selon les résultats de la 14e enquête annuelle de la franchise réalisée par Banque Populaire / Fédération Française de la Franchise en 2017, pour financer l’achat de la franchise, 75% des franchisés ont eu recours à leurs ressources propres, et 68% à l’emprunt bancaire classique. La moitié des franchisés interrogés estiment que le fait d’être franchisé à joué en leur faveur pour l’octroi de leur crédit.
Mais attention, rien n’est gagné d’avance ! Les banques vont toujours chercher à limiter les risques. Et comme elles ne peuvent prendre une hypothèque sur un fonds de commerce, c’est souvent vers le créateur qu’elles vont se retourner pour s’assurer de garanties suffisantes pour qu’en cas de défaillance, elles puissent rentrer dans leur argent.
Les garanties peuvent être réclamées essentiellement de trois façons :
Par les nantissements sur les biens mobiliers : véhicules d’entreprise, matériels informatiques, équipements et outillages, mais aussi fonds de commerce… le nantissement sur les biens mobiliers permet à la banque, au cas ou cela se passe mal, de faire vendre le bien nanti aux enchères publiques et d’être payé en priorité.
Par la caution personnelle : en cas de défaillance, la banque peut réclamer au garant le paiement du passif notamment par la vente de la maison du créateur. La caution personnelle est basée sur la déclaration patrimoniale du garant en fonction de la somme empruntée.
Par la caution d’un organisme tiers : publics ou privés, ces organismes peuvent cautionner de 50 à 80% des risques en contrepartie d’une rémunération.
Les organismes à contacter sont notamment :
- Bpifrance : pour les entreprises de moins de 3 ans, la garantie est de 60% en cas de création ex nihilo ou d’intervention conjointe entre Bpifrance et la Région, et de 50% dans les autres cas.
- Le Fonds de Garantie à l’Initiative des Femmes (FGIF) : réservée aux femmes entrepreneures, cette garantie couvre au maximum 80% du montant du prêt, dans la limite de 50.000 euros. Le prêt garanti doit financer les besoins en investissements et le BFR (besoin en fonds de roulement). En complément à la mobilisation d’une garantie, France Active conseille les entrepreneures dans leur stratégie financière, les appuie dans leur relation avec la banque et les connecte aux partenaires locaux utiles à leurs projets.
- France Active Garantie (FAG) : la garantie France Active peut couvrir jusqu’à 80% du montant du prêt bancaire. Le montant garanti est limité à 50 000 euros, 100 000 euros ou 200 000 euros selon le profil de l’entreprise.
- Les Sociétés de caution mutuelle (SCM)…
Attention au taux de prêt ! Plus le projet est bordé et sérieux, et plus la banque aura tendance à accepter de prêter à un taux bas. Ceci étant, dans le secteur du prêt comme ailleurs, il est impératif de négocier serré et de faire jouer la concurrence.
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