Les avantages et inconvénients du commerce associé 4/5

  • Créé le : 10/01/2020
  • Modifé le : 05/06/2020

Le commerce coopératif et associé est globalement vertueux. Les avantages d’adhérer à un groupement sont nombreux pour des obligations somme toutes assez restreintes.

Au sein d’un groupement de commerçants associés les droits et obligations sont précisés dans les Statuts et plus particulièrement dans le Règlement Intérieur. Bien évidemment, selon les réseaux en commerce associé, les avantages et inconvénients peuvent varier mais globalement, le modèle est clairement vertueux du fait de son principe de fonctionnement coopératif.

Lire aussi : Les avantages et inconvénients de la franchise

Les avantages et inconvénients du commerce associé

Les avantages du commerce associé

En adhérant à un réseau du commerce coopératif et associé, l’entrepreneur bénéficie de plein droit de l’ensemble des services et des moyens mis en commun. Parmi ces services l’on peut citer notamment : la centrale d’achat, le référencement de fournisseurs, la mise à disposition d’enseignes et/ou de marques, la réalisation d’opérations commerciales et/ou publicitaires comportant ou non des prix communs, le déploiement de campagnes de communication nationales et locales, des aides au financement et au crédit, des formations, une assistance comptable et juridique, des aides à la transmission d’entreprise, etc. La mutualisation des moyens sur le principe de l’union fait la force, permet à des points de vente indépendants d’acquérir des moyens qu’ils ne pourraient pas se procurer seul.

Outre ces avantages de moyens, chaque associé dispose d’un droit de vote en Assemblée Générale. Il peut ainsi à tout moment décider en concertation avec les autres associés des stratégies et de l’avenir du réseau. Par ailleurs, chaque associé dispose d’un droit d’éligibilité dans les instances de décisions, mais aussi d’un droit de regard et de contrôle sur la gestion.
En cas d’excédents d’exploitation, chaque euro est ristourné à part égale dans l’ensemble des points de vente du réseau. La réussite de tous profite donc à tous.

Enfin, et sauf exception, la sortie du groupement se fait sans avoir à obtenir l’agrément du groupement. En cas de vente, le propriétaire est seul maître à bord. De même, la plupart des pactes d’associés sont signés pour une durée indéterminée. Ainsi, contrairement à la franchise, il n’y a pas de droit de renouvellement ou de risque de non renouvellement d’un contrat.
Dans certains groupements, les associés peuvent jouir de droits spécifiques tels que l’exclusivité sur une zone de chalandise.
Les associés sont généralement très solidaires les uns avec les autres.

Les inconvénients du commerce associé

Les inconvénients du commerce associé sont assez restreints comparés aux avantages. Quels sont ces inconvénients ? Essentiellement financiers. Chaque associé a en effet l’obligation de participer au capital du groupement. Cela implique par ricochet qu’en cas de faillite du groupement, chacun est responsable du passif. En pratique, pour devenir associé, le candidat – entrepreneur doit souscrire un nombre minimum de parts sociales défini dans les Statuts et/ou le Règlement Intérieur.
Au quotidien, chaque associé est également tenu de payer ses factures au groupement et/ou aux fournisseurs référencés, et de s’acquitter des cotisations au groupement. Par ailleurs, chaque associé est tenu d’informer le groupement de sa situation financière.

Bon à savoir : pour assurer la pérennité du réseau, de plus en plus les groupements ajoutent au règlement intérieur des droits et obligations concernant la cession des entreprises (droit de préférence, Offre Prioritaire de Vente par exemple).
Outre l’aspect financier des choses, l’un des inconvénients majeurs du commerce associé est qu’il réclame de chacun une implication maximum au sein des commissions du groupement notamment. Chaque associé étant également décisionnaire, il doit s’attendre à passer des heures de discussion avec les autres associés pour chaque décision.

Enfin, bien qu’indépendant, chaque associé doit respecter la politique commerciale de son enseigne et le concept de vente défini par l’enseigne.
Certaines obligations peuvent, dans certains cas, être assorties de sanctions (financières, retrait d’enseigne, etc.) en cas de non respect.

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