Le franchiseur est le créateur de son concept de franchise. C’est lui qui a eu l’idée d’origine et qui l’a ensuite testé et modélisé dans l’optique de la faire exploiter par des sociétés tiers, autrement dit les franchisés.
Le franchiseur est dépositaire de la marque et du savoir-faire de son enseigne. Il en réunit dans ses mains tous les signes distinctifs (marque, charte graphique, savoir-faire, brevets éventuellement, etc). A ce titre, il est garant de l’homogénéité du réseau qu’il constitue et du sérieux de chaque entité portant sa marque. Pour garantir cette homogénéité, il sélectionne ses franchisés en fonction de critères qui lui sont propres. Régulièrement, les équipes du franchiseur viennent chez les franchisés pour vérifier que chacun respecte scrupuleusement et à la lettre le concept.
Sachant que le concept est réputé s’inscrire dans une logique de réitération de succès, le franchiseur doit démontrer de la rentabilité de son concept. Ce dernier est donc testé dans le cadre d’une unité pilote pendant au minimum un an. Sur la base des résultats obtenus, le franchiseur modélise le concept pour que la rentabilité soit assurée quelque soit la région d’implantation. Le savoir-faire est ensuite travaillé pour être transféré simplement lors d’une formation initiale.
Le savoir-faire se défini selon les termes du règlement communautaire de 1999 comme un « ensemble d’informations pratiques non brevetées, testées par le franchiseur, constituant un ensemble substantiel, identifié et secret ».
Le droit d’exploitation du concept de franchise par le franchisé est encadré par un contrat commercial qui défini notamment une zone d’exclusivité. La signature de chaque contrat est précédée d’une obligation d’information précontractuelle encadrée par la loi Doubin (fourniture d’un DIP).
Tout au long du contrat de franchise, le franchiseur est tenu à un devoir d’assistance de ses franchisés. Ce devoir se traduit concrètement par différents outils et services à la disposition des franchisés comme des formations continues, des visites régulières d’un animateur, une veille juridique, technique et concurrentielle, la mise en place d’une plate-forme logistique, une centrale d’achat, etc. A ces devoirs formels s’ajoutent aussi l’obligation pour le franchiseur de veiller à ce que son concept reste secret et confidentiel. Il est également tenu a ne pas s’ingérer dans le gestion de ses franchisés.
En contrepartie du droit concédé d’exploiter son concept, le franchiseur touche des rémunérations sous deux formes distinctes : le droit d’entrée et les redevances périodiques (royalties).
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