Selon les chiffres de la fédération Procos, aujourd’hui on compte plus de 1.500 zones commerciales de périphérie en France qui concentrent plus de 70.000 points de vente.
Situées en moyenne à 3,2 kilomètres des centres-villes, ces zones commerciales de périphérie offrent des emplacements de choix pour les réseaux de franchise.
Dans ces zones commerciales de périphérie, deux grands modèles d’implantation se côtoient : les centres commerciaux classiques et les retails parks.
Les centres commerciaux classiques
Ces centres qui s’articulent généralement autour d’un hypermarché locomotive et d’une galerie marchande sont globalement en perte de vitesse pour 3 raisons majeures :
- La perte d’attractivité des grands hypermarchés au profit de nouveaux formats alimentaires (Lidl, Grand Frais, les supermarchés Bio…) ou non alimentaires (les destockeurs, les grandes et moyennes surfaces spécialisées) ;
- Les nouvelles habitudes de consommation avec l’avènement du e-commerce, du drive, voire le retour à la proximité dans les grandes villes.
- La hausse constante des valeurs locatives ces 20 dernières années, souvent très supérieures aux coûts des cellules en périphérie, voire même en centre-ville. Le taux d’effort des commerçants (loyer/chiffre d’affaires) qui se situe autour de 10 % en moyenne en France toutes polarités confondues grimpe ainsi à plus de 16% dans les centres commerciaux régionaux.
Les retails parks
Le développement rapide des retail-parks (architecture commune, parking commun…) ces dernières années vient contrecarrer l’attractivité des centres commerciaux classiques. Ceci étant, selon la fédération Procos, l’efficacité économique de ces zones dépend de plusieurs facteurs :
- la proximité d’un bassin de population,
- une accessibilité aisée,
- un foncier et un bâti peu cher,
- une concentration d’acteurs commerciaux attractifs.
Comme le souligne Procos dans une récente étude, « si les chiffres d’affaires réalisés sont parfois moins importants que dans les centres commerciaux, la rentabilité y est en revanche bien meilleure compte tenu des coûts d’exploitation dans ces derniers. Ces loyers moins élevés ont ainsi poussé des enseignes historiquement ancrées dans les centres-villes et galeries marchandes à changer de stratégie. Aujourd’hui encore, ces zones de périphérie accueillent une grande part du développement commercial, notamment alimentaire (Lidl, Grand Frais ou encore Biocoop), d’équipement de la maison (Action, Maxi Zoo, Gifi…), de bricolage (Bricomarché, Mr Bricolage, Brico Cash ou encore Weldom). Les possibilités pour de telles activités de s’implanter en centre-ville sont très faibles, pour des raisons de surface, d’offres, et de modèle économique. »