Ouvrir sa franchise, un débouché pour les cadres….aussi

  • Créé le : 14/02/2011
  • Modifé le : 03/06/2025
Il est toujours intéressant de retrouver de vieilles interviews, de les lire et de constater plus de dix ans après qu’on a rien à retirer à ce qu’on a déclaré à l’époque…même si on est souvent tenté, l’expérience aidant, d’ajouter quelque chose. « Freinés dans leur progression, soumis à la pression de l’employeur ou simplement taraudés par l’envie d’être seul maître à bord, les cadres de la distribution sont nombreux à prendre le virage de la franchise pour poursuivre leur carrière et représentent des candidats de valeur pour la plus grande joie des franchiseurs.

Plusiers cadres ont déjà franchi le pas

Au bout de douze ans passés chez Leroy Merlin, Jean-Bernard Letessier, 41 ans, décide au début de l’année 1996 de changer de vie. Ne pouvant obtenir le poste promis de directeur de magasin, il négocie son départ et récupère sa participation convertie en actions maison (800 000 F). Neuf mois plus tard, il prend la direction d’un centre Midas à Châteauroux (Indre).

Il ne s’agit pas d’un cas isolé. Arrivés à un tournant de leur carrière, nombreux sont les cadres de la distribution parmi les candidats à l’indépendance. Bloqués dans leur évolution par la stagnation des ouvertures,  usés par la pression quotidienne à laquelle ils sont soumis, ils souhaitent passer maîtres de leur emploi du temps et de leurs résultats. Les cadres sont souvent confortés dans leur décision par leur employeur lui-même. La distribution ne répète t-elle pas à ses managers qu’ils sont des patrons de PME ?

Des responsables recherchés

Franchise, commerce associatif, groupement de coopératives, leur donnent autant d’occasions de devenir des entrepreneurs. Et ils sont très prisés des recruteurs. Chez McDonald’s France, la distribution représente le troisième secteur d’origine des franchisés, derrière les services et l’agroalimentaire !

« Les cadres de la distribution nous intéressent à plusieurs titres, témoigne Jean Samper, consultant spécialisé dans le recrutement et l’orientation de futurs franchisés. Ils ont atteint un niveau de compétences et de spécialisation qui est une source d’enrichissement pour un réseau. Ils ont aussi la capacité de comprendre et d’adhérer à une politique commerciale tout en acceptant ses contraintes et ses avantages. »

Mais ils ont toutefois un défaut : ils s’évaluent à un niveau parfois supérieur au leur. Ce qui les amène à prendre des risques plus importants que d’autres cadres. « La culture d’entreprise est si forte dans certains groupes de distribution qu’un ancien salarié confond sa valeur personnelle avec celle du groupe auquel il appartenait », explique Jean Samper. Il devra donc se livrer à un examen de compétences approfondi avant de se lancer et de déterminer le type de franchise qui lui convient.

A ce stade intervient aussi un facteur non négligeable : la capacité d’investissement. Et même si la distribution permet plus facilement qu’un autre secteur de se construire un capital – elle rémunère ses managers pour partie en intéressement et en participation -, certains reculent devant les sommes considérables qu’il faut investir pour s’installer à son compte.

Ce n’est pas le cas de Christian Derely, 41 ans, qui a cependant préféré rejoindre un réseau d’indépendants plutôt qu’une franchise. Après seize ans d’expérience du commerce, dont dix dans la grande distribution, ce père de famille a décidé de s’associer en juillet au groupement Mr.Bricolage. « La plupart des réseaux de franchise demandent entre 600 000 et 1 million de francs d’apport personnel, explique-t-il. Ne disposant pas de ce capital, j’ai dû renoncer à la franchise mais pas à mon envie d’avoir ma société ! J’ai eu la chance de rencontrer les responsables de Mr.Bricolage qui m’ont proposé de prendre une participation minoritaire dans un magasin. » Aujourd’hui, Christian Derely est à la tête d’un point de vente de 3 000 m2 à Cherbourg et dirige 24 employés. Ses atouts pour convaincre ? Sa connaissance du commerce, son expérience du management, de la gestion, de l’animation d’équipe de vente et des achats. Sans oublier son affinité naturelle avec le bricolage et son apport de 350 000 F.

Charisme et talent

Ces compétences sont autant d’atouts dont disposent les salariés de la distribution. Mais parmi celles-ci, il en est une qui est déterminante et facteur de réussite pour un patron : sa capacité à motiver son équipe. « Un directeur de magasin ou un chef de département habitué à diriger une centaine de personnes sous couvert d’une structure se retrouve dans certains cas en contact direct avec une petite équipe de vente. A ce moment là, c’est son charisme et sa personnalité qui feront avancer les salariés », précise Jean Samper. A défaut de cette qualité doublée d’un talent pour la relation avec la clientèle, il est préférable qu’il s’oriente vers une moyenne surface spécialisée dont le mode de vente est plus proche du libre-service.

Dernier atout du candidat issu de la distribution : sa famille adhérera d’autant plus facilement au projet qu’elle connaît déjà les contraintes liées au commerce (horaires, déménagement, investissement personnel). « Si le mariage a tenu jusque-là, conclut Jean Samper, il résistera au changement de vie qu’occasionne ce nouveau départ. »

Vu dans LSA

Consultez plus d’actualités sur la franchise

CHOPSTIX

Restauration Asiatique

Apport : 100 000€

ECOCUISINE

Cuisine, bain, placard

Apport : 70 000€

CAPCAR

Achat vente automobile et mandataire auto

REMOVO

Entretien et rénovation

Apport : 10 000€

GLASS AUTO

Centre auto et Station service

Apport : 10 000€

DIRECT CROQUETTE

Animalerie - Alimentation animale

Apport : 4 000€

SVELTEO

Diététique et minceur

Apport : 20 000€

HOME FORTERESS

Domotique, maison connectée et protection

Apport : 30 000€

Plus de franchises Afficher plus

Actualités

Le Pain Quotidien : Précurseur hier, référence aujourd’hui

Créée à Bruxelles en 1990 par le chef Alain Coumont, l’enseigne Le Pain Quotidien a su traverser plus de 35 ans d’évolutions sans dénaturer son ADN. En 2026, alors que les concepts de restauration se multiplient et se ressemblent, cette maison se distingue par une approche singulière : celle d’un réseau qui structure sans étouffer, […]

Basilic & Co : un ancien cadre de la finance ouvre son restaurant à Lille

La reconversion professionnelle dans la franchise connaît un essor remarquable, attirant des profils variés en quête de sens et d’entrepreneuriat. L’ouverture d’un restaurant Basilic & Co à Lille, rue Nationale, qui a eu lieu le 17 février 2026, illustre parfaitement cette tendance. Maxence Quint, ancien cadre de la finance, franchit le pas en investissant le […]

Feu Vert change d’actionnaire : la société familiale Bassac prend les commandes

Feu Vert change d’actionnaire : la société familiale Bassac prend les commandes

La société familiale Bassac a finalisé l’acquisition de l’intégralité du capital de l’enseigne Feu Vert, succédant ainsi à Alpha Private Equity. Cette opération, désormais effective après l’obtention de toutes les autorisations réglementaires nécessaires, marque un tournant pour l’un des principaux acteurs européens du secteur automobile. Pour les franchisés actuels comme pour les candidats à la […]

×
Notre recommandation
TEMPORIS

1er réseau national d’agences d’emploi en franchise

Entreprenez dans un secteur qui a du sens, et où l'humain est placé véritablement au cœur des préoccupations.

En savoir plus maintenant
En quelques chiffres
  • Apport : 30 000€
  • CA moyen : 2 000 000€
  • Droit d'entrée : 39 500€
  • Nombre d'unités total en national : 200
En savoir plus maintenant
×
Recevez chaque semaine la newsletter
Infos sur les réseaux qui recrutent, guides pratiques,
conseils pour réussir …
En vous abonnant, vous acceptez que nous puissions traiter vos informations conformément à notre politique de confidentialité.