Dévoilés le 12 mai 2015 dans un article du Parisien, les résultats d’une étude de l’institut Nielsen montraient une certaine saturation du drive alimentaire en France. Ces entrepôts permettant de faire ses courses en ligne et d’aller les chercher en véhicule, pourtant plébiscités par les Français, ne semblent plus constituer les eldorados de la grande distribution.
Un concept arrivé en France en 2008
Le concept du drive en France a débarqué en 2008 séduisant rapidement les consommateurs Français et obligeant l’ensemble des grands acteurs de la distribution à se mettre à la page. Aujourd’hui, ce ne sont pas moins de 3400 hangars qui se partagent le marché en France, permettant aux clients de commander sur Internet et de venir rechercher ses courses directement en voiture. Selon le Parisien, ces grands entrepôts, intermédiaires entre les grandes surfaces classiques et la vente sur Internet, représentent 4% du secteur de la distribution.
Moins d’ouvertures prévues cette année
Mais en ce début d’année 2015, selon une étude de l’institut Nielsen, la tendance à la hausse constatée ces 7 dernières années commence à se ralentir. Au premier trimestre, il ne se serait ouvert que 1,2 drive par jour contre 1,9 en 2012. Cher Leclerc ppar exemple (qui représente la moitié du marché), après l’inauguration de 140 drive en 2014, seuls 50 sont annoncés cette année. Selon les spécialistes, on assisterait ainsi à une asphyxie du territoire. Ainsi, si en 2013 le drive représentait 80 % de la croissance des vente en alimentaire, ce taux retombait déjà à 47 % en 2014. Le mouvement s’est par ailleurs accéléré, explique le quotidien, en 2015 avec par exemple 12 fermetures en février chez Chronodrive.