Jusqu’où peut aller le phénomène des food trucks ?

  • Créé le : 01/11/2014
  • Modifé le : 24/09/2019

Envie d’une pause déjeuner rapide, bonne, saine et pas cher ? L’alternative en vogue actuellement au camion pizza ou au fast food réside dans la tendance des food trucks. En quelques années,  sur le marché de la restauration rapide, ces cantines mobiles inspirées d’un concept américain fleurissent aux quatre coins des villes et séduisent de plus en plus de consommateurs. A tel point que les food trucks commencent à inquiéter et interpeler les acteurs de la restauration traditionnelle qui y voient une concurrence déloyale.

Un concept de restauration rapide qui a le vent en poupe

Pour beaucoup, la courte pause déjeuner se résumait pendant longtemps au délicat choix entre le sandwich à la machine, la baraque à frites, le camion pizza ou le fast-food. Or, un nouveau concept importé des Etats-Unis est en train de bouleverser quelque peu la donne en proposant une alternative crédible : les food trucks. Ces « camions-cantines » fleurissent un peu partout dans nos villes, souvent dans des zones à forte densité de population avide de repas sur le pouce, notamment les pôles d’entreprises comme à la Défense par exemple. Leur concept : une alimentation à deux pas de son bureau, préparée en peu de temps, souvent avec des plats originaux et des ingrédients de qualité, pour un tarif très raisonnable. A chaque food truck son positionnement, que ce soit à base de tartes, de quiches, de burgers, de pâtes, il y en a pour tous les goûts et surtout ces food trucks changent d’endroit souvent chaque jour pour diversifier l’offre.

Un concept né au XIXe siècle

Le concept des food trucks est directement importé des Etats-Unis, où il connaît un succès important. Pourtant le phénomène n’est pas récent et serait même né au XIXe siècle pendant la ruée vers l’or avec Charles Goodnight, un éleveur de bétail, qui a vite compris le potentiel d’une restauration mobile au plus près des migrants et a donc créer un chuckwagon dans un chariot. Par la suite, le concept se diffuse avec les lunch wagons qui au début du XXe siècle nourrissent les ouvriers de chantier et les travailleurs de nuit. Depuis l’idée a fait son chemin et, après avoir envahi les quartiers d’affaires comme Wall Street, débarque en France vers l’année 2011, et se répand au fur et à mesure dans toutes les villes de l’Hexagone.

Un investissement vite rentabilisé

Comme toute tendance émergente, le concept de food truck attire de nombreux entrepreneurs, surtout que l’investissement de départ, estimé aux alentours de 100 000 euros, semble assez vite rentabilisé. D’ailleurs seuls 40 des food trucks qui sont en circulation actuellement son neuf et équipés à cet effet. Les 60 % restant ont transformés à partir de camions pour transporter du bétail ou des produits industriels. Une fois le camion équipé, il faut trouver un positionnement original dans les plats proposés, et surtout à base d’ingrédients naturels et frais. Dernier facteur de réussite et non des moindres : l’emplacement et là tout dépend des accords passés localement avec des sociétés privées ou les pouvoirs publiques selon le lieu où le commerce s’installe.

La concurrence avec la restauration traditionnelle

Le problème, c’est que ces food trucks ne font pas que des heureux, à commencer par les acteurs de la restauration traditionnelle qui grincent des dents face à cette concurrence qu’ils prétendent déloyale. En effet, bien souvent ces camions-cantines ne paient pas de loyer, ni de charge ou alors très modérés. Ce que contestent les entrepreneurs concernés qui évoquent eux les taxes, les autorisations à obtenir ou les problèmes techniques à installer chaque matin sa cuisine. Par ailleurs si le concept semble alléchant, il n’est pas forcément synonyme de réussite, notamment parce que chaque année, plus de 250 projets de food truck sont refusés en France.

L’argument de la cuisine faite maison

Une fois le projet accepté, la route n’est pas tracée pour autant. Il faut bien entendu trouver les accords pour les emplacements mais aussi savoir proposer une vraie alternative gastronomique au sandwich à la machine ou les baraques à frites. Bien souvent, le positionnement adopté est celui du fait-maison, même si cela représente un coût non-négligeable sur la facture au final. Le pain pour les burgers, les frites taillées à la main, pour ne citer que cela, c’est un véritable argument pour les consommateurs mais cela nécessite un investissement en temps et en argent, que tous aspirants au food truck ne sont pas prêts à consacrer.

Vu dans Agro Media

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