C’est quoi une franchise ? Définition et principes !

  • Créé le : 19/05/2020
  • Modifé le : 25/06/2020

Avec plus de 2 000 réseaux recensés en France, pour près de 80 000 points de vente générant un CA en 2019 de près de 68 milliards d’euros, la franchise est un modèle qui marche ! Mais c’est quoi une franchise ? Quels sont les grands principes de ce modèle ? Explications.

C'est quoi une franchise ?

La franchise est un système de développement d’enseignes en réseau qui a vu le jour dans les années 1930 aux États-Unis. Importé en France dans les années 50 notamment par Phildar, le modèle connaît depuis lors un fort développement dans l’hexagone.

Aujourd’hui, selon les derniers chiffres publiés par la Fédération Française de la Franchise, notre pays compte quelque 2 049 réseaux actifs, pour près de 80 000 points de vente.

Les 5 secteurs les plus importants en nombre de points de vente en 2019 sont respectivement :

  • l’alimentaire (15 488 points de vente) ;
  • l’équipement de la personne (9 756 points de vente) ;
  • les services auto (9 110 points de vente) ;
  • les commerces divers (7 744 points de vente) ;
  • la coiffure et esthétique (6 608 points de vente).

L’an dernier, la franchise a généré 67,80 milliards d’euros en France (soit +9,3 % de plus qu’en 2018 !). Selon les résultats de la 16e enquête annuelle de la franchise Banque Populaire réalisée en partenariat avec la Fédération Française de la Franchise et Kantar, 38% des Français qui aimeraient créer une entreprise envisagent la franchise.

Qu’est-ce qui explique ce succès auprès des consommateurs et des entrepreneurs ? Essentiellement les spécificités du modèle de la franchise !

Lire aussi : Micro franchise : définition, avantages et opportunités !

C’est quoi une franchise – définition

La franchise est un mode de collaboration entre deux entreprises indépendantes juridiquement et financièrement (le franchisé et le franchiseur). La formule de la franchise permet :

  • d’une part à un indépendant d’entreprendre plus rapidement en appuyant sa création sur un concept éprouvé et une marque connue ;
  • d’autre part, à un franchiseur d’asseoir le développement commercial de son enseigne sur un réseau de chefs d’entreprise impliqués sur leur marché local.

Cet intérêt réciproque des acteurs de la franchise, souvent résumé par l’expression « gagnant – gagnant » est au cœur de la définition de la franchise. Le contrat signé entre les deux entreprises formalise les relations particulières qui les lient.

Le modèle de la franchise se développe dans des secteurs d’activité très divers : restauration à table et rapide, automobile, supermarchés et supérettes, services à la personne et aux professionnels, prêt-à-porter, immobilier, coiffure, esthétique, tourisme…

Lire aussi : Franchisé – franchiseur : une relation gagnant-gagnant ?

C’est quoi une franchise – les principes fondamentaux

La franchise repose sur un grand principe : une entreprise indépendante (le franchiseur) met à la disposition d’une autre entreprise indépendante (le franchisé), un concept d’activité clé en main qu’elle a mis au point. En contrepartie de cette délégation d’exploitation, le franchisé s’engage à s’acquitter d’un droit d’entrée et de royalties. Il s’engage également à respecter le concept à la lettre afin que le réseau conserve une harmonie globale sur tous les territoires concédés.

De son côté, le franchiseur doit se plier aux trois grands principes fondamentaux qui encadrent tous contrats de franchise :

1- La mise à disposition des signes de ralliement de la clientèle

Avec la signature d’un contrat de franchise, le franchiseur garantit au franchisé la jouissance de signes de ralliement de la clientèle. Ces signes de ralliement sont la marque et l’enseigne, le concept architectural, et le système d’identité visuelle. Ils sont mis à disposition sur un territoire donné (exclusivité territoriale). Le franchiseur entretient et développe l’image de marque. Il doit également veiller au respect par le franchisé des prescriptions d’utilisation de la marque ou enseigne et des autres signes de ralliement mis contractuellement à sa disposition. Quand le contrat se termine, le franchiseur doit s’assurer de la non-utilisation des signes de ralliement de la clientèle par l’ancien franchisé.

2- Le savoir-faire

Le savoir-faire est un ensemble de méthodes commerciales, techniques, logistiques, informatiques, de gestion, etc, testées et expérimentées par le franchiseur pendant la période de conception dans le cadre d’une unité pilote. Ce savoir-faire est transmis dans le cadre de la formation initiale.
Selon le code de déontologie de la franchise, le savoir faire doit être :

  • secret (difficilement accessible par une personne extérieure au réseau),
  • substantiel (procure un avantage concurrentiel pour le franchisé et le consommateur)
  • identifié (consigné par écrit dans un (des) manuel(s) opératoire(s)).

Le franchiseur en contrôle l’application et le respect par les franchisés. Au fil du temps, le savoir-faire peut être amené à évoluer. Les évolutions font l’objet de communications régulières auprès des franchisés par intranet, ou lors des réunions organisées régulièrement par le réseau.
Le franchisé s’engage contractuellement à ne pas divulguer le savoir-faire.

3- L’assistance technique et commerciale

En amont et pendant toute la durée du contrat, le franchiseur assure au franchisé un accompagnement technique et commercial. Cet engagement comprend une aide au montage du projet, à l’ouverture du point de vente et après ouverture, pendant toute la durée du contrat.
Des animateurs visitent régulièrement les points de vente pour vérifier l’application du concept et faire remonter les expériences du terrain afin de mieux faire évoluer le concept. La mutualisation des services profite à tous les franchisés.

Les autres particularités du modèle de la franchise

  • Le droit d’entrée : le modèle de la franchise prévoit une contrepartie financière du franchisé à la signature du contrat. Le droit d’entrée couvre les frais de conception et de test du concept par le franchiseur ainsi que l’aide à l’ouverture de chaque point franchisé. Selon les cas, le prix de la formation initiale est inclus dans le droit d’entrée ou pas.
  • La notion de réitération du succès : un concept mis à disposition dans le cadre d’un contrat de franchise est réputé rentable. Il a d’ailleurs été testé préalablement dans le cadre d’une unité pilote. L’activité clé en main fournie par le franchiseur doit s’inscrire dans la réitération d’un succès.
  • Un contrat en considération de la personne (intuitu personæ) : chaque contrat de franchise est signé en considération de la personne, c’est-à-dire que le franchisé est choisi pour ce qu’il est. Si le franchisé décide de vendre son affaire, il doit préalablement obtenir de son franchiseur l’agrément de son repreneur. Un nouveau contrat est alors signé avec ce dernier.
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