Première étape de la réforme sur le Droit de la faillite

  • Créé le : 13/02/2005
  • Modifé le : 02/06/2025

Bon nombre de professionnels appelaient de leurs vœux une refonte du droit de la faillite dès lors que les précédentes réformes de 1984 et de 1985,

respectivement consacrées à la prévention et au traitement des entreprises en difficulté, s’étaient avérées ne plus répondre de manière satisfaisante à l’objectif de sauvegarde des entreprises, il est vrai dans un contexte économique très différent. Partant du constat que les procédures de prévention et de traitement des difficultés sont déclenchées tardivement alors que l’entreprise est le plus souvent dans une situation totalement obérée, la réforme vise à anticiper les difficultés et à favoriser les procédures amiables.

A cette fin, la réforme envisage une action préalable au « dépôt de bilan » élaborée autour de deux axes majeurs. Le premier concerne la procédure amiable qui se trouve totalement rénovée et élargie. Le texte permettra aux entrepreneurs en cas de difficultés prévisibles de renégocier leur dette dans un cadre juridique sécurisé, l’accord étant homologué judiciairement.

En outre, un privilège général sera accordé aux apporteurs de fonds nouveaux qui interviennent pour assurer le financement et la pérennité de l’entreprise dans le cadre des accords obtenus avec le conciliateur. Le second est relatif à la création d’un nouveau dispositif, totalement novateur et inspiré du système américain de redressement judiciaire anticipé. Actuellement, la loi prévoit que le chef d’entreprise doit attendre la cessation des paiements pour que sa société soit déclarée en redressement judiciaire. Compte tenu de la définition légale de la notion de cessation des paiements, à savoir le fait d’être « dans l’impossibilité de faire face au passif exigible avec son actif disponible » et de l’interprétation qui en est faite par la jurisprudence, ce processus génère trop souvent une déclaration de cessation des paiements trop tardive conduisant à un constat d’échec : neuf entreprises sur dix en redressement finissent par être liquidées.

Par le mécanisme nouvellement proposé, le chef d’entreprise « qui justifie de difficultés, avérées ou prévisibles, susceptibles d’entraîner à bref délai la cessation des paiements », pourra demander au Tribunal de commerce d’ouvrir une procédure de redressement judiciaire « préventive ». Celle-ci permettra de suspendre les échéances de remboursement de la dette, de négocier avec les créanciers et les banques un plan de redressement et, éventuellement, de mettre en oeuvre une organisation nouvelle de l’entreprise. Elle présente l’intérêt de pouvoir commencer dès les premières difficultés identifiées. Cette procédure doit aboutir dans l’année à un plan de continuation arrêté par le Tribunal. Le débiteur n’étant pas en état de cessation de paiement, il ne peut faire l’objet d’une liquidation.

Si l’avant-projet ne remet pas en cause les délais de la période suspecte antérieure à la cessation des paiements, il prévoit en revanche qu’aucun des engagements conclus sous l’égide des procédures de redressement judiciaire ou de redressement amiable n’est désormais susceptible d’être remis en cause… A suivre…

D’après Jean-Charles Simon
(avocat à la Cour, Simon & Associés).

CHOPSTIX

Restauration Asiatique

Apport : 100 000€

ECOCUISINE

Cuisine, bain, placard

Apport : 70 000€

CAPCAR

Achat vente automobile et mandataire auto

REMOVO

Entretien et rénovation

Apport : 10 000€

GLASS AUTO

Centre auto et Station service

Apport : 10 000€

DIRECT CROQUETTE

Animalerie - Alimentation animale

Apport : 4 000€

SVELTEO

Diététique et minceur

Apport : 20 000€

V-LOC

Location de voiture

Plus de franchises Afficher plus

Actualités

Franchise ou location-gérance : Marie Blachère ouvre deux chemins vers l’entrepreneuriat

Forte de ses 21 années d’expérience et de son statut d’acteur incontournable du secteur boulanger avec 500 000 clients quotidiens, la franchise Marie Blachère diversifie ses opportunités d’affaires pour séduire différents profils d’entrepreneurs. L’enseigne, qui emploie désormais 12 000 collaborateurs et écoule 300 millions de baguettes annuellement, propose aujourd’hui deux voies distinctes vers l’entrepreneuriat : […]

Véhicules électriques sans permis : V-LOC se positionne sur un segment en pleine explosion

Véhicules électriques sans permis : V-LOC se positionne sur un segment en pleine explosion

La mobilité urbaine connaît une mutation profonde qui ouvre des perspectives entrepreneuriales inédites. Entre restrictions de circulation, transition énergétique et évolution des besoins de déplacement, un segment de marché émerge avec force : celui des véhicules électriques sans permis en location. C’est précisément sur ce créneau que V-LOC, start-up toulousaine fondée en 2021, construit son […]

De buralistes à franchisés : la reconversion derrière l’ouverture Vie & Véranda à Tours

La reconversion professionnelle s’impose aujourd’hui comme l’un des principaux vecteurs de développement des réseaux de franchise en France. L’ouverture récente d’une agence Vie & Véranda à La Ville-aux-Dames, près de Tours, en constitue une illustration parfaite. Portée par Clémence et Aurélien Sanchez, anciens exploitants d’un débit de tabac, cette implantation démontre que les compétences entrepreneuriales […]

×
Notre recommandation
PISCINES DESJOYAUX

Pionnier et inventeur d’un concept unique: la piscine enterrée à la portée de tous.

Devenez concessionnaire DESJOYAUX, à partir de 40 000€ d’apport personnel, et sans royalties reversées à la marque !

En savoir plus maintenant
En quelques chiffres
  • Apport : 40 000€
  • CA moyen : 600 000€
  • Nombre d'unités total en national : 191
En savoir plus maintenant
×
Recevez chaque semaine la newsletter
Infos sur les réseaux qui recrutent, guides pratiques,
conseils pour réussir …
En vous abonnant, vous acceptez que nous puissions traiter vos informations conformément à notre politique de confidentialité.