Marcelle Griffon ne tient plus qu’à un fil

  • Créé le : 29/01/2003
  • Modifé le : 29/01/2003

Cherche à vendre marque désespérément. Dix ans après une entrée tonitruante dans le monde du textile, Jean-Jacques Poch s’apprête à le quitter sur la pointe des pieds.

‘Je me retire du textile, un secteur qui s’est révélé peu satisfaisant’, indiquait en début d’année celui qui, voici 25 ans, a fait fortune dans l’importation de voitures à la marque ‘Lada’.

Fleuron de l’industrie textile roannaise, au côté de Devernois contre laquelle elle perdit un retentissant procès pour contrefaçon et concurrence déloyale en 1996, la marque Marcelle Griffon ne tient plus qu’à un fil aujourd’hui. Les magasins ferment les uns après les autres. La petite structure employant encore quelques salariés à Riorges, près de Roanne, se contente de gérer le magasin d’usine : ‘On vend le stock, confie une employée.

Mais cela risque de ne pas durer longtemps car il n’y a plus de fabrication, ni en France, ni à l’étranger’. Guère étonnant, dans ces conditions, que le grand patron parisien, qui a également diversifié ses activités dans les chaussures (Emling) et l’immobilier, ait bien du mal à vendre la marque. ‘Il y a des contacts’, confie une de ses collaboratrices. Mais le prix est certainement rédhibitoire. Au moment du redressement judiciaire de l’entreprise, en 1998, on estimait les prétentions de Jean-Jacques Poch à 160 millions de francs. Le sujet est aujourd’hui devenu tabou.  
 
Marcelle Griffon SA avait été rachetée en 1990 à Roland Lafon, fils de la fondatrice, et à sa famille qui avait porté ce nom au sommet du prêt-à-porter féminin français. En 1995, elle possédait encore un réseau de 26 succursales et de 78 franchisés, réalisait un chiffre d’affaires de 250 millions de francs et dégageait 5,6 MF de bénéfices. Prise dans la tourmente de la crise textile, elle allait ensuite multiplier les plans sociaux avant de fermer sa production intégrée en France (15% de la production totale) en 1998.

Seuls le stockage, la réalisation de prototypes et la logistique restaient à Roanne. Mais la descente aux enfers s’accélérait, la marque haut-de-gamme ne parvenant pas à trouver sa place sur le marché : le chiffre d’affaires stagnait à 125 MF en 98. Jean-Jacques Poch revendait alors l’activité par petits morceaux, la fabrication d’un côté, la distribution de l’autre, et conservait la marque. Aujourd’hui les trois sont dans l’impasse… Seule à pouvoir s’en sortir voici quelques mois encore, la marque Marcelle Griffon perd espoir de jour en jour.  
 
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