Mise en place cet été dans l’hôtellerie-restauration, elle est évaluée à un effort de plus de deux milliards d’euros. C’est dans les chaînes en franchise qu’elle a le plus de répercussion sur la baisse des tarifs mais l’impact est globalement très décevant, la profession ne jouant pas le jeu.

Que ce passe t-il en réalité ?

Les patrons des restaurants attendaient depuis longtemps le passage de la TVA à 5,5 %, malheureusement ni les consommateurs, ni les employés n’en profitent pleinement. La mesure a pourtant été accompagnée d’un contrat d’avenir avec l’Etat prévoyant baisse des prix, création d’emplois et amélioration des situations des salariés. Le Gouvernement évoquait même la création de 40 000 embauches dans les deux ans…

En fait pratiquement rien n’oblige les patrons de la restauration d’appliquer ce contrat ! La DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression de la Fraude) a réalisé une enquête qui a déterminé que la moitié seulement des restaurateurs répercutaient la baisse de TVA sur ses tarifs, contrairement aux promesses de leur syndicat qui annonçaient une baisse de 11,8 % étalée sur sept plats.

En réalité la baisse sur les prix est de l’ordre de 1,3 %… Le Gouvernement a donc mis en place un comité de suivi… D’après des observateurs en région lilloise, certains jouent le jeu de la baisse et s’y retrouvent.

On peut constater que ce sont les grandes chaînes en franchise qui appliquent le mieux les baisses, alors qu’elles restent rarissimes chez les indépendants. La plupart assurent que leurs marges sont trop étroites et qu’ils peuvent seulement commencer à se rémunérer eux-mêmes…

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