Première étape de la réforme sur le Droit de la faillite

  • Créé le : 13/02/2005
  • Modifé le : 13/02/2005

Bon nombre de professionnels appelaient de leurs vœux une refonte du droit de la faillite dès lors que les précédentes réformes de 1984 et de 1985,

respectivement consacrées à la prévention et au traitement des entreprises en difficulté, s’étaient avérées ne plus répondre de manière satisfaisante à l’objectif de sauvegarde des entreprises, il est vrai dans un contexte économique très différent. Partant du constat que les procédures de prévention et de traitement des difficultés sont déclenchées tardivement alors que l’entreprise est le plus souvent dans une situation totalement obérée, la réforme vise à anticiper les difficultés et à favoriser les procédures amiables.

A cette fin, la réforme envisage une action préalable au « dépôt de bilan » élaborée autour de deux axes majeurs. Le premier concerne la procédure amiable qui se trouve totalement rénovée et élargie. Le texte permettra aux entrepreneurs en cas de difficultés prévisibles de renégocier leur dette dans un cadre juridique sécurisé, l’accord étant homologué judiciairement.

En outre, un privilège général sera accordé aux apporteurs de fonds nouveaux qui interviennent pour assurer le financement et la pérennité de l’entreprise dans le cadre des accords obtenus avec le conciliateur. Le second est relatif à la création d’un nouveau dispositif, totalement novateur et inspiré du système américain de redressement judiciaire anticipé. Actuellement, la loi prévoit que le chef d’entreprise doit attendre la cessation des paiements pour que sa société soit déclarée en redressement judiciaire. Compte tenu de la définition légale de la notion de cessation des paiements, à savoir le fait d’être « dans l’impossibilité de faire face au passif exigible avec son actif disponible » et de l’interprétation qui en est faite par la jurisprudence, ce processus génère trop souvent une déclaration de cessation des paiements trop tardive conduisant à un constat d’échec : neuf entreprises sur dix en redressement finissent par être liquidées.

Par le mécanisme nouvellement proposé, le chef d’entreprise « qui justifie de difficultés, avérées ou prévisibles, susceptibles d’entraîner à bref délai la cessation des paiements », pourra demander au Tribunal de commerce d’ouvrir une procédure de redressement judiciaire « préventive ». Celle-ci permettra de suspendre les échéances de remboursement de la dette, de négocier avec les créanciers et les banques un plan de redressement et, éventuellement, de mettre en oeuvre une organisation nouvelle de l’entreprise. Elle présente l’intérêt de pouvoir commencer dès les premières difficultés identifiées. Cette procédure doit aboutir dans l’année à un plan de continuation arrêté par le Tribunal. Le débiteur n’étant pas en état de cessation de paiement, il ne peut faire l’objet d’une liquidation.

Si l’avant-projet ne remet pas en cause les délais de la période suspecte antérieure à la cessation des paiements, il prévoit en revanche qu’aucun des engagements conclus sous l’égide des procédures de redressement judiciaire ou de redressement amiable n’est désormais susceptible d’être remis en cause… A suivre…

D’après Jean-Charles Simon
(avocat à la Cour, Simon & Associés).

Plus de franchises

MDA électroménager

Électroménager

Apport : 50 000€

ISOFRANCE FENÊTRES & ÉNERGIES

Fenêtre, menuiserie, store

Apport : 25 000€

BODY MINUTE

Institut de beauté, esthétique

Apport : 30 000€

YVES THURIES – Chocolatier récoltant

Glace, Chocolat, confiserie

Apport : 50 000€

TEMPORIS

Recrutement, intérim, RH

Apport : 30 000€

LA COMPAGNIE DU LIT

Meuble, literie, luminaire

Apport : 50 000€

MOBALPA

Cuisine, bain, placard

Apport : 50 000€

BRICO CASH

Bricolage et jardinage

Apport : 200 000€

Plus de franchises

Actualités
Le Responsable développement d’Avenir Rénovations dévoile les ambitions de son réseau

Dans cette interview pour Franchise Magazine, Thomas Alligier, responsable du développement d’Avenir Rénovations, présente ses objectifs d’expansion en France et à l’international. Le réseau Avenir Rénovations aujourd’hui Avenir Rénovations compte aujourd’hui 164 franchisés en France, ainsi qu’un franchisé en Corse et un autre à La Réunion. En 2025, l’enseigne prévoit plusieurs projets de développement : […]

Comment la franchise Burger King conquiert le marché français

Absent du paysage français pendant 15 ans, Burger King a orchestré un comeback spectaculaire depuis 2012, s’imposant comme un acteur incontournable de la restauration rapide dans l’Hexagone. Ce retour triomphal, marqué par une expansion à vitesse grand V avec 50 à 60 ouvertures annuelles, suscite naturellement l’intérêt des entrepreneurs en quête d’opportunités dans le secteur […]

Plus d'actualités

Fermer le menu
×
Notre recommandation
MONDIAL TISSUS

Magasins spécialisés dans la vente de tissus et d'accessoires de couture et mercerie

Référence sur le marché de la décoration, du do-it-yourself et de la couture

En savoir plus maintenant
En quelques chiffres
  • Apport : 70 000€
  • CA moyen : 1 100 000€
  • Droit d'entrée : 18 000€
  • Nombre d'unités total en national : 102
En savoir plus maintenant
×
Recevez chaque semaine la newsletter
Infos sur les réseaux qui recrutent, guides pratiques,
conseils pour réussir …
En vous abonnant, vous acceptez que nous puissions traiter vos informations conformément à notre politique de confidentialité.