Le marché des produits alimentaires bio à l’horizon 2018

En France, le marché des produits bio a connu une croissance de 187% entre 2005 et 2013 et représente désormais 4,5 mds d’€. Une progression qui s’installe dans la durée et qui mutualise de plus de consommateurs avec une offre de plus en plus diversifiée.

Sous le titre  La distribution de produits biologiques – Proximité, numérique et stratégies de marques : les nouveaux enjeux d’un marché prometteur » le cabinet Precepta (division du groupe Xerfi) a publié une étude de prospective sur ce marché en évolution constante. De plus en plus de consommateurs veulent manger sain tout en respectant l’environnement.

Avec une communication allant dans ce sens et des prix de plus en plus abordables, ce secteur s’est fortement démocratisé.  Toutes les filières du commerce alimentaire allant des hypermarchés aux magasins spécialisés dont certains en franchise l’ont investi. Une tendance de fond qui s’inscrira dans la durée ? Comment ce marché va-t-il évoluer et quels sont les principaux acteurs? Les experts de Precepta ont établi des scenarii possibles de progression à l’horizon 2018 –de  plus 3,1% annuel  (fourchette basse) à plus 11, 2% (fourchette haute).

Dans ce contexte de progression du marché, de nouvelles stratégies à développer

Le marché est dominé d’un côté par la grande distribution et de l’autre par des magasins spécialisés chacun n’ayant pas la même approche. Les GMS veulent accroitre leur part de marché via leur MMD bio et les autres s’appuient sur une démarche plus écolo (le conseil et les labels d’origine en plus). Il faut cependant remarquer que les grandes enseignes comme Carrefour et Auchan développent leur propre enseigne afin de crédibiliser leur offre.

Il faudra donc que les magasins spécialisés aient une vraie politique de différentiation pour continuer à acquérir des parts du gâteau
d’autant que ces magasins ont des filières d’approvisionnement pas toujours assez performantes pour répondre à la demande ;  d’où la co-création de filières Amont/aval comme le fait Système U et Biocoop auprès de Biolait. Ceci afin de garantir à la fois l’approvisionnement et la stabilité des prix des matières premières.

Le numérique est passé par là

Entre les sites des GMS et l’émergence de boutiques en ligne (Greenweez, Mademoiselle Bio) et aussi de nouveaux modèles (Com’3pom ou paysans.fr) avec des plateformes de commande en ligne et de livraison à domicile, l’offre s’élargit.

Affirmer son identité Bio notamment sur les réseaux sociaux devient incontournable pour crédibiliser le concept et la marque. Or, les acteurs historiques du bio sont assez peu présents sur ces réseaux sociaux qui représentent une image valorisante du bio et sont des vecteurs importants de communication.  A l’exception d’une enseigne qui a su prendre le virage : La Ruche qui dit oui ! créée en 2011, elle est très présente sur Facebook (3 fois plus de fans que le réseau Biocoop) et a su capitaliser autour d’une identité forte et développer sa clientèle via les réseaux.

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  • Crée le: 15/02/15 08:53

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