Le commerce associé (également connu sous le nom de commerce indépendant organisé) repose quant à lui sur un système de fonctionnement horizontal. Chaque associé est propriétaire de son affaire et copropriétaire de l’enseigne qu’il exploite à l’image des coopératives. Chacun est donc propriétaire de l’ensemble des structures (sièges, filiales, …), des moyens, et notamment de l’enseigne et des marques développées. Les services mis en place par l’enseigne sont mutualisés.
Indépendants juridiquement et financièrement, les associés partagent les décisions et les excédents générés par le groupement (centrale d’achat, filiales, etc). Chaque associé a une voix pour prendre part aux décisions du groupement pendant les assemblées générales. Le système est donc égalitaire et démocratique (1 adhérent = une voix), et ce quelle que soit la taille du commerce géré.
Dans plus de 90% des cas, la structure centrale du groupement est une Société Anonyme (SA). Dans les autres cas, il peut s’agir d’autres formes juridiques qui empruntent, en général, les caractéristiques de fonctionnement coopératif (Groupement d’Intérêt Économique, Union de coopératives, SA, SARL à capital variable, …).
Présents dans 30 secteurs, les réseaux du Commerce Coopératif et Associé se développent majoritairement dans le commerce de détail. Selon les estimations de la Fédération du commerce Coopératif et Associé, ce type de commerce pèserait 30 % du commerce de détail. En 2018, le chiffre d’affaires des enseignes du commerce associé s’établit à 156 milliards d’euros (en croissance de 3,1 % vs 2017).