Vers une réforme de la loi Galland

  • Créé le : 25/11/2004
  • Modifé le : 30/05/2025

Pour avancer encore du côté de la baisse des prix, un projet de loi est annoncé. Quatre scénarios peuvent être envisagés.

A l’exception des syndicats représentant le commerce de proximité ou de centre-ville, tout le monde souhaite cette réforme. Le rapport remis en octobre par la commission Canivet donne des pistes permettant d’augmenter la concurrence. Premier scénario possible, l’électrochoc : suppression des marges arrière et contrainte pour toute la distribution d’utiliser les marges avant. Les prix peuvent potentiellement baisser de 30 % en moyenne. Les fournisseurs ne maîtrisent plus le prix de revente et les distributeurs sont contraints de recréer de la marge avant pour couvrir leurs coûts de distribution. Ainsi Leclerc, qui lutte contre la loi Galland, veut obtenir de négocier le prix des marques d’industriels jusqu’à concurrence des marges arrière qu’il obtient des fournisseurs.

Deuxième scénario : la cure de jouvence. La loi détermine une réduction de 10 à 15 % des marges arrière par une requalification de la coopération commerciale ou en limitant leur niveau. En conséquence les industriels perdent une partie de la maîtrise du seuil de revente à perte mais peuvent espérer regagner des volumes, puisque les consommateurs sont directement bénéficiaires de la réforme. Ceci permet de revenir à un régime de liberté relative des prix. La loi peut néanmoins être facilement contournée et la mesure pourrait se heurter à la réglementation européenne. Carrefour est adepte de cette orientation car il veut lutter contre le phénomène du hard-discount et redonner un peu de jeu concurrentiel en limitant la casse économique et sociale.

Autre possibilité : la pratique de la médecine douce, qu’on pourrait aussi appeler  » faire l’autruche « … La loi n’est pas modifiée mais l’administration ferme les yeux sur une revente à perte limitée dès lors  » qu’elle n’est pas flagrante et abusive « ... On prend le temps de désappliquer la loi Galland comme dirait Gérard Mulliez, PDG du groupe Auchan. Les conséquences immédiates sont que la baisse de prix est limitée pour le consommateur mais que la concurrence est relancée entre les distributeurs. Les partisans de cette hypothèse sont Casino et Système U.

Enfin reste le statu quo : le ministère transmet le dossier au Parlement qui l’enterre ou renforce le code du commerce au détriment de la distribution moderne. Dans ce cas le niveau des marges arrière continue d’augmenter et le hard-discount se développe. Les commerces de centre ville ou de proximité sont favorables à cette option qui leur permettrait de rester attractifs puisque la loi leur a permis de réduire l’écart de prix avec les hypers, beaucoup de députés le pensent aussi.

D’après Michel-Edouard Leclerc d’ailleurs on voit poindre au Parlement la menace du clientélisme. Mais s’il est, quant à lui, partisan d’une réforme totale, il concède que son application pourrait être progressive, notamment pour ceux qui ont besoin de mécanismes protecteurs. La méthode de l’électrochoc permettrait une meilleure compréhension de la part des consommateurs car cela éviterait de nouvelles hausses de prix en 2005, ce qui constitue un vrai danger pour les enseignes de grande distribution et un risque politique pour le gouvernement.

A lire dans LSA n° 1878 du 14 octobre 2004

CHOPSTIX

Restauration Asiatique

Apport : 100 000€

ECOCUISINE

Cuisine, bain, placard

Apport : 70 000€

FRANCE ACCES

Services aux particuliers

Apport : 15 000€

CAPCAR

Achat vente automobile et mandataire auto

REMOVO

Entretien et rénovation

Apport : 10 000€

GLASS AUTO

Centre auto et Station service

Apport : 10 000€

DIRECT CROQUETTE

Animalerie - Alimentation animale

Apport : 4 000€

BIWIZ

Achat vente automobile et mandataire auto

Plus de franchises Afficher plus

Actualités

Clémence & Antonin : une franchise en forte croissance dans le maintien à domicile

Le secteur du maintien à domicile des seniors connaît une croissance soutenue, et certains réseaux de franchise parviennent à transformer cette dynamique de marché en succès entrepreneurial concret pour leurs franchisés. Clémence & Antonin en constitue un exemple particulièrement révélateur en 2025 puisque l’enseigne a franchi le cap des 11 millions d’euros de chiffre d’affaires […]

Reprise de franchise : Jérémy Blondel reprend le Basilic & Co de Tours

Jérémy Blondel rachète Basilic & Co Tours

Plutôt que de partir de zéro, la reprise d’un point de vente franchisé permet de s’appuyer sur une clientèle établie, une équipe formée et des process éprouvés. Le cas de Jérémy Blondel, qui a repris le restaurant Basilic & Co de Tours (Nord) le 1er novembre 2025, illustre parfaitement cette démarche. Ancien gradé de la […]

Chez Faiparla, les managers passent du comptoir à l’entrepreneuriat

Chez Faiparla, les managers passent du comptoir à l’entrepreneuriat

Dans l’univers de la franchise, peu d’indicateurs sont aussi révélateurs de la solidité d’un concept que la décision d’un collaborateur de devenir franchisé. C’est pourtant le pari qu’ont fait plusieurs anciens responsables de magasins Faiparla en 2025, transformant leur expérience terrain en projet entrepreneurial. Cette enseigne de restauration rapide positionnée sur le segment de la […]

×
Notre recommandation
MIDAS

N°1 mondial de l'entretien et des services automobiles en franchise.

Choisissez un partenaire de réussite pour vous mener au succès !

En savoir plus maintenant
En quelques chiffres
  • Apport : 60 000€
  • CA moyen : 850 000€
  • Droit d'entrée : 25 000€
  • Nombre d'unités total en national : 375
En savoir plus maintenant
×
Recevez chaque semaine la newsletter
Infos sur les réseaux qui recrutent, guides pratiques,
conseils pour réussir …
En vous abonnant, vous acceptez que nous puissions traiter vos informations conformément à notre politique de confidentialité.