La crise durcit la négociation commerciale

Alors qu'il y a un an les enseignes ne parlaient que de hausse, cette année c'est à qui proposera la plus forte baisse des prix selon Luc Chatel, Secrétaire d'Etat à l'industrie et à la consommation.
Sur fond de crise, la mise en route de la loi de modernisation économique adoptée en août 2008, apporte de nouvelles possibilités de négociabilité des tarifs. Certains grands dirigeants du commerce en sont d'ailleurs très satisfaits. De plus la loi Chatel du mois de janvier permet de cumuler les avantages financiers obtenus par les distributeurs auprès des fournisseurs – le triple net – pour faire baisser les prix.
On semble donc revenir à un système plus souple et, selon le gouvernement,  la baisse des prix s'annonce encore malgré la hausse du coût des matières premières. C'est en tout cas ce que déclarait Luc Chatel dans une vidéo diffusée lors d'une rencontre de LSA consacrées aux relations commerciales en octobre dernier. Néanmoins il a également rappelé que la concurrence doit rester loyale sous peine de sanctions lourdes.
La plupart des dirigeants ont acté le fait qu'ils recherchaient effectivement la baisse des prix afin de reconquérir la confiance des consommateurs et du marché. Ils craignent toutefois une nouvelle baisse du pouvoir d'achat qui les rendra encore plus hostiles. Les négociations avec les fournisseurs sont de plus en plus serrées, les distributeurs ne veulent pas travailler avec des fournisseurs inflationnistes. C'est une difficulté pour les PME que la loi était censée protéger…
La crise financière devrait permettre de reconsidérer en particulier la mesure qui concerne les délais de paiement car parfois la négociation peut s'établir sur ce point. C'est un appel au secours qui finit par être lancé car tout le monde craint la faillite de nombreuses entreprises faute de liquidités pour leur besoin de fonds de roulement.
Vu dans LSA N° 2060

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  • Crée le: 27/11/08 01:00

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