Au-delà des coûts initiaux, le franchisé doit également anticiper d’autres dépenses liées au fonctionnement quotidien de l’entreprise. Ces coûts récurrents peuvent peser lourdement sur la trésorerie s’ils ne sont pas bien maîtrisés, aussi leur appréciation ne saurait être négligée.
Les frais de fonctionnement et de trésorerie
Les frais de fonctionnement englobent les dépenses récurrentes comme les loyers, les salaires, les charges sociales, les factures d’électricité, de téléphone, d’eau… Ces frais fixes doivent être couverts par les revenus générés par l’activité, même en période creuse. D’où l’intérêt de disposer d’une trésorerie suffisante pour faire face à ces dépenses !
Une mauvaise gestion de la trésorerie peut en effet conduire à des difficultés financières, voire à la cessation d’activité. Il est donc vivement recommandé de mettre en place des outils de gestion et de suivi de la trésorerie, et d’ajuster les dépenses en fonction des revenus.
Les royalties et redevances périodiques
En tant que franchisé, vous devrez verser des royalties (ou redevances périodiques) au franchiseur, calculées en pourcentage du chiffre d’affaires réalisé. Ces royalties rémunèrent le franchiseur pour l’utilisation de la marque, le soutien marketing et le développement du réseau.
Les redevances périodiques peuvent varier de 1 % à 15 % du chiffre d’affaires, selon les termes du contrat de franchise. Elles représentent là encore un coût récurrent, qu’il convient d’intégrer dans le business plan pour évaluer la rentabilité de l’entreprise.
À noter que certains réseaux demandent en plus le paiement de redevances publicitaires pour couvrir leur budget communication national. Cette redevance communication est, la plupart du temps, comprise dans les royalties. Mais attention : ce n’est pas toujours le cas ! Aussi faut-il bien vérifier ce point lors du calcul des différents frais à prévoir pour la création d’une franchise.
La gestion de la trésorerie et du besoin en fonds de roulement
Nous l’avons vu, le besoin en fonds de roulement est un indicateur clé de la santé financière d’une entreprise. Un BFR mal maîtrisé peut entraîner des problèmes de trésorerie, notamment si les créances clients sont trop longues à encaisser ou si les stocks sont mal gérés.
Pour maintenir une trésorerie saine, il est important de surveiller constamment les délais de paiement, d’optimiser la rotation des stocks et de négocier des conditions de paiement favorables avec les fournisseurs.