L’Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise, plus connue sous le sigle ARCE, est une aide financière concrète, versée par Pôle emploi aux demandeurs d’emploi percevant l’ARE. Le premier versement est effectué à la date de création ou de reprise de l’entreprise, et le solde 6 mois plus tard, sous réserve que l’activité soit toujours existante. Son montant tient compte des droits au chômage que vous avez acquis avant la date de création : il correspond à 45% du montant des droits à l’ARE restant dus à la date du début d’activité. (Pôle emploi se charge de faire le calcul pour vous.).
Si par exemple, le reliquat global de vos allocations est de 30.000 euros, votre aide en capital sera de 13.500 euros (30.000 x 0,45). A la création, vous toucherez par conséquent 6.750 euros (première moitié), puis 6.750 euros six mois plus tard (seconde moitié).
Comment en bénéficier ?
Le demandeur d’emploi doit compléter une demande d’aide à la reprise ou à la création d’entreprise. Parallèlement, il doit remplir une attestation d’admission au bénéfice de l’ACCRE. Celle-ci est délivrée par le Régime social des indépendants (RSI) ou l’URSSAF. Il convient ensuite de déposer le tout accompagné d’un justificatif de la déclaration d’activité auprès du centre de formalités des entreprises (CFE) dont dépend la future entreprise.
À NOTER : pour être éligible à l’ARCE ou au maintien de l’ARE, il est indispensable d’être bénéficiaire de l’ACCRE.
Quand choisir l’ARCE ?
L’ARCE permet au créateur de projet de s’appuyer, dès le début d’activité, sur un capital favorisant un démarrage rapide. Le mécanisme en est très simple, ne nécessitant pas d’actualisation mensuelle ni de formalités, hormis les deux demandes (Accre et CFE). C’est une somme plus importante que le versement des allocations et elle pourra servir à acheter du matériel mais aussi à financer un besoin en fonds de roulement.