Une tendance qui s’installe : la consommation collaborative


On entend par consommation collaborative l’échange de biens ou de services entre particuliers. Ce courant gagne du terrain en France car il répond à deux exigences : la crise qui ne permet pas toujours d’acquérir un objet et une nouvelle forme de consommation qui consiste plus à profiter d’un usage plutôt que de devenir propriétaire à vie d’un produit souvent utilisé de façon discontinue.

Un nouveau modèle économique ?

Selon un sondage TNS Sofres pour le groupe La Poste, 48% des français sont déjà rôdés à la revente d'objets, le covoiturage, le troc ou encore la colocation. Et ce à 63% pour des raisons économiques. la consommation collaborative est donc née et ne peut plus être considérée comme un épiphénomène : car en plus des 48% adeptes et pratiquants réguliers, cette étude dévoile que  32% déclarent envisager de la tester quand seulement 20 %  la rejette.
Ces chiffres montrent bien que cette tendance touche les consommateurs dans leur ensemble. Surtout pour des raisons économiques (à 63% ils choisissent ainsi payer moins cher) même s’ils déclarent en parallèle que cette démarche permet aussi d’éviter le gaspillage et de donner une seconde vie aux objets.

La consommation en mutation

L’usage deviendrait-il plus important que la propriété ? La confiance entre particuliers au point de prêter un produit s’installerait-elle de façon durable ? Il semble que les Français interrogés par TNS Sofres le soient majoritairement puisque 59% de ceux non pratiquants ont déclaré avoir confiance dans ces échanges entre particuliers et ce taux monte à 78% pour ceux qui la pratiquent. Parmi les adeptes de ces modes de consommation alternatifs, 74 % estiment que leurs changements de comportement seront durables, 59 % qu'ils pourront représenter à l'avenir un poids important dans leurs achats et 66 % un poids important dans l'économie en général.

Une autre tendance de consommation: l’achat-vente d’occasion

Pour l'acheteur, donner une nouvelle vie à un objet tout en pratiquant un achat ‘malin' fait partie des nouvelles tendances commerciales et sociales. Pour le vendeur, avoir un profit sur un bien destiné à la destruction ou mis au grenier donne un sentiment de participation à moins gâcher tout en bénéficiant d'un apport financier. Cela donne bonne conscience tout en rapportant un peu d'argent.

Voir notre dossier sur le marché de l'achat- vente d'occasion.

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  • Crée le: 09/01/14 02:42

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