Spécialisé dans la rénovation de façades de maisons individuelles, le réseau VERTIKAL® poursuit un développement mesuré depuis 23 ans, à raison de deux à trois nouveaux franchisés par an. Une croissance volontairement contenue, portée par Christian Badia, président fondateur, et Kevin Badia, directeur général, tous deux convaincus que la qualité de l’accompagnement prime sur la course aux effectifs. Résultat : un réseau de 40 franchisés, récemment distingué lors de Franchise Expo Paris. Retour sur les coulisses d’un concept qui recrute avant tout sur des qualités humaines.

Un recrutement fondé sur la cooptation
Chez VERTIKAL®, il n’est pas nécessaire de venir du bâtiment pour rejoindre le réseau. À une exception près sur la quarantaine de franchisés en poste, aucun n’exerçait dans la rénovation de façades avant son entrée dans l’enseigne, dont trois femmes.
Christian Badia explique que 70 % des concessionnaires actuels sont issus de la cooptation, recrutés par le bouche-à-oreille de franchisés déjà en poste qui, plus que la marque, mettent en avant leur propre parcours : un changement de vie, un épanouissement personnel et une progression de revenus.
Pour intégrer le réseau, le fondateur recherche avant tout des profils dotés de qualités humaines et d’une réelle capacité d’écoute, à même de s’approprier les nombreux process du concept, du premier contact client jusqu’à la fin de la prestation.
Une formation en quatre temps et un accompagnement continu
La formation initiale des nouveaux franchisés s’étale sur une semaine en présentiel, consacrée notamment à la reconstitution détaillée d’un rendez-vous client permettant d’établir un devis. Elle est suivie de trois sessions mensuelles d’une demi-journée, dédiées à des aspects spécifiques du métier : gestion du site internet, participation aux salons de l’habitat, volet commercial et volet production.
Depuis trois ans, Kevin Badia seconde son père dans cette mission de formation. Ancien franchisé du réseau à la tête de l’entreprise fondatrice Espace Façade à Toulouse, il a été reconnu par ses pairs comme l’un des meilleurs éléments du réseau avant d’accéder à son poste actuel de directeur général.
Cet accompagnement a été récompensé en avril lors de Franchise Expo Paris : VERTIKAL® a été désigné meilleur franchiseur de France dans la catégorie accompagnement, pour les réseaux de moins de 50 franchisés. Cette distinction s’appuie sur un audit anonyme mené à l’automne 2025 auprès des franchisés, portant sur une quarantaine de questions réparties en cinq thématiques.
Le réseau y affiche un taux de satisfaction global de 90.84 %, avec une note de 10 sur 10 concernant spécifiquement l’accompagnement. Christian Badia y voit la reconnaissance d’une méthode qui, selon lui, « leur permet de bien gagner leur vie » et de retrouver le sourire au quotidien.
Un investissement de 45 000 euros sans royalties
L’entrée dans le réseau représente un investissement global de 45 000 euros hors taxe, incluant la formation, le droit d’entrée, les outils de communication et le matériel nécessaire à la participation aux salons de l’habitat. La formation, facturée 6 000 euros, peut être en partie financée grâce à la certification Qualiopi de l’organisme.
Autre particularité du modèle : aucune royaltie n’est prélevée sur le chiffre d’affaires des franchisés, en contrepartie de charges fixes réduites au minimum. Le temps de retour sur investissement varie de un à cinq ans selon les franchisés, avec une moyenne de deux à trois ans, le temps pour chacun de s’approprier un nouveau métier et d’apprendre à encadrer les équipes de poseurs, généralement indépendantes.
Un marché jugé inépuisable
Depuis la mise en ligne de son premier site en 2003, puis d’un site optimisé pour le référencement naturel en 2009, le réseau VERTIKAL® a fait du digital un levier central de génération de contacts qualifiés pour ses franchisés. Le réseau affiche une note de 4.84 sur 5 sur la plateforme d’avis Elo, calculée sur plus de 2 000 avis clients vérifiés à fin 2025.
Quant aux perspectives du secteur, Christian Badia se veut serein : chaque maison construite aujourd’hui constitue, selon lui, un client potentiel pour la rénovation de façade dans quinze ou vingt ans, ce qui garantit au réseau un vivier d’activité durable.