Née à Londres en 2002, l’enseigne de restauration rapide panasiatique Chopstix poursuit son implantation en France. Trois restaurants ont déjà ouvert leurs portes depuis janvier 2026, et une dizaine sont attendus d’ici la fin de l’année. Maya Hamadi, responsable de Chopstix France, présente le concept, la méthode de développement retenue et les profils que la marque souhaite accueillir dans son réseau de franchise. Un projet qui avance vite, mais sans brûler les étapes.

Un concept de street food asiatique aux codes du fast-food
Chopstix revisite la street food asiatique en lui appliquant les codes du fast-food : des plats généreux, très accessibles et servis rapidement. Le premier restaurant a ouvert en 2002 sur Oxford Street, à Londres, à l’initiative de Sam Elia et Menashe Sadik. L’enseigne compte aujourd’hui près de 200 adresses au Royaume-Uni, plusieurs en Irlande, une en Roumanie et trois en France.
Tout repose sur la Box, que le client compose lui-même. Il choisit sa taille (Small, Regular ou Large), sa base (nouilles aux légumes, riz nature, riz aux œufs ou mélange des deux) et sa protéine, avec en vedette le poulet frit croustillant décliné en sauces caramélisée, aigre-douce, piquante ou soja. Une option végétarienne complète la carte. Les produits sont préparés sur place toute la journée, puis maintenus au chaud au comptoir.
Une arrivée en France par étapes
Le premier restaurant français a ouvert en janvier 2026 à Bastille, à Paris, en succursale. Le choix est assumé : il permettait à la marque de maîtriser l’expérience client, l’offre et les opérations avant d’accélérer. Un deuxième établissement a suivi au centre commercial Le Spot Évry, puis un troisième à Westfield Rosny 2 en septembre.
La suite est ambitieuse. Une dizaine de restaurants doivent fonctionner d’ici la fin de l’année, dont deux dans le Nord de la France, et le rythme devrait encore s’intensifier en 2027. Maya Hamadi le souligne : Chopstix ne copie pas un modèle d’un pays à l’autre, mais adapte un concept éprouvé aux spécificités du marché français. L’objectif est d’aller vite, et surtout de poser des fondations assez solides pour durer.
QSRP et un modèle flexible pour appuyer les franchisés
En France, la marque s’appuie sur QSRP, un groupe européen qui a réalisé plus de 1.7 milliard de chiffre d’affaires en 2025. Son portefeuille comprend notamment Burger King en Italie, en Belgique et au Luxembourg, Quick en Belgique, ainsi que O’Tacos, GLD et Dunkin’ en France.
Le concept se veut modulable : centre-ville, centre commercial ou format compact de type kiosque, chaque restaurant s’adapte à son emplacement et à sa clientèle. Les franchisés bénéficient d’une formation initiale, d’un accompagnement à l’ouverture, d’un support opérationnel et d’outils de gestion. Chopstix se présente d’ailleurs autant comme opérateur que comme franchiseur : au Royaume-Uni, la moitié de ses restaurants fonctionnent en succursale.
Le profil recherché et l’enjeu du recrutement
Rejoindre le réseau Chopstix aujourd’hui, c’est participer à la construction de la marque sur un nouveau marché. L’enseigne recherche des entrepreneurs passionnés, qui ont déjà une première expérience entrepreneuriale et viennent de la restauration rapide, de la grande distribution ou du commerce. Une fibre commerciale et managériale est jugée essentielle, tout comme la connaissance du terrain local, précieuse pour repérer les bons emplacements.
Le recrutement des équipes reste, lui, un enjeu central. Il s’agit non seulement d’embaucher, mais aussi d’attirer, de former et de faire grandir les collaborateurs dans la durée. Cela passe par une culture forte, la transmission de standards opérationnels et des parcours de montée en compétence, afin de conserver le même niveau d’exigence dans chaque nouveau restaurant.
Paris d’abord, puis toute la France
Paris et l’Île-de-France constituent un territoire stratégique pour installer une marque internationale, mais l’ambition est nationale. Le réseau Chopstix étudie aussi bien les centres-villes que les centres commerciaux et les emplacements à fort passage. Reste à identifier les territoires où sa cuisine panasiatique, accessible et personnalisable, répond le mieux aux attentes locales.