Le contrat de licence de marque est un contrat de bail (louage régit par les règles du Code civil et du Code de la Propriété Intellectuelle). Le contrat signé lie le titulaire d’une marque (propriétaire ou dépositaire exploitant exclusif sur un territoire donné pour les marques étrangères) et une entreprise indépendante (le licencié). Le premier accorde le droit d’utiliser la marque dont il est dépositaire en contrepartie du versement d’une rémunération. Le contrat de licence régit l’image de la marque et la façon dont le licencié pourra l’utiliser (prix, produits/services, promotion des ventes, publicité et communication). Le contrat en seule licence de marque est rare. Il est souvent associé de fait, à un contrat cadre de commission-affiliation ou de distribution exclusive. Dans ce cas, le concédant est aussi fournisseur des produits de sa marque (contrat de distribution exclusive) ou commettant (contrat de commission-affiliation).
Selon les enseignes, la licence de marque peut être accordée à titre gratuit ou à titre onéreux (somme forfaitaire, ou redevances proportionnelles au chiffre d’affaires).
La durée du contrat peut être limitée dans le temps ou à durée illimitée. L’exclusivité territoriale, peut être explicitement portée sur le contrat, ou non.
Pour le licencié, la licence de marque doit impérativement porter sur un signe fort commercialement sinon l’intérêt devient de fait assez limité.
Bon à savoir : en terme d’information précontractuelle, lorsque la licence de marque est associée à une obligation exclusive d’approvisionnement notamment, le concédant doit respecter les termes de l’article L 330-3 du Code de commerce (loi Doubin). Cela implique qu’un DIP soit remis au moins 20 jours avant la signature du contrat, pour permettre au licencié de s’engager en toute connaissance de cause.