Pour un franchiseur la principale contrainte liée à l’internationalisation d’un concept tient à sa nécessaire adaptation aux spécificités locales.
Ces adaptations sont de plusieurs ordres :
- Administrative : chaque pays dispose de législations qui lui sont propres dans de nombreux secteurs d’activité. Parfois il s’agit d’obtenir des agréments spécifiques, ou des autorisations de commercialisation. Quand le concept français est lié à une activité réglementée (diagnostics techniques, santé, esthétique par exemple ou encore vente d’alcool, vente de produits fermiers au lait cru, etc), il faudra sans doute faire évoluer les termes du concept à l’étranger.
- Juridique : la création d’une entreprise à l’étranger par une entreprise française peut nécessiter des aménagements juridiques. Certains pays obligent par exemple à ce que le capital de l’entreprise soit détenu en partie par un de ses ressortissants. Pour la création d’une succursale ou l’installation de franchisés en direct, les spécificités locales peuvent être parfois très compliquées à gérer.
- Marketing et commerciale : les offres commerciales développées sur le territoire français avec succès peuvent parfaitement ne pas correspondre aux envies et besoins des consommateurs à l’étranger. Les grammages de produits peuvent ainsi évoluer à la hausse ou à la baisse selon les cas. Certains pays qui ont un pouvoir d’achat différent de chez nous peuvent aussi trouver les offres mal équilibrées. Il faut aussi compter avec les tracas des normes qui ne sont pas toutes les mêmes partout, et les modalités de douanes qui dans certains cas peuvent plomber les marges.
- Culturelle : dans le secteur de l’alimentation notamment, un concept bien rôdé en France ne trouvera pas forcément son public à l’étranger du fait d’habitudes de consommation très différentes. L’empreinte culturelle de chaque pays peut largement faire évoluer les recettes en restauration par exemple. Dans d’autres secteurs d’activité aussi, des décalages peuvent se faire jour (place de la femme dans les pays d’Orient par exemple, spécificités intergénérationnelles dans certaines cultures, etc).
L’adaptation d’un concept à un pays est souvent considérée comme un travail de longue haleine. L’enseigne doit en effet prouver qu’elle peut s’adapter à de nouvelles demandes, mais dans le même temps, elle doit garder son identité propre et ses particularités intrinsèques. Un travail qui est de toutes évidences basé sur le compromis donc !
Les autres grandes contraintes de taille de l’internationalisation concernent plus globalement la logistique, les approvisionnements, le service après vente, l’assistance commerciale surtout en cas de fort décalage horaire. Par ailleurs, selon les pays, les modalités de reversement des redevances des franchisés peuvent également être à adapter.
Au rang des avantages, l’internationalisation d’un concept permet bien évidemment de multiplier les opportunités de développement pour le réseau. Les produits et services gagnent aussi en notoriété ce qui profite à l’ensemble des franchisés du groupe.