Le point de vente Intermarché Super de Bartenheim, repris il y a deux ans par Alexia Gorin, illustre parfaitement la stratégie différenciante de l’enseigne dans un secteur de la grande distribution sous forte pression concurrentielle. Avec sa rénovation complète achevée en 2024, ce magasin de 1 700 m² proposant 15 000 références incarne un modèle économique hybride particulièrement pertinent pour les candidats à la franchise. En combinant l’exploitation des marques propres du Groupement Mousquetaires et un ancrage territorial fort auprès des producteurs alsaciens, ce point de vente démontre comment les franchisés Intermarché peuvent actionner deux leviers complémentaires de performance. Cette double approche répond aux attentes contradictoires des consommateurs : recherche de prix attractifs d’une part, et demande croissante de produits locaux et de qualité d’autre part.

Les marques propres Intermarché : un arsenal commercial au service de la rentabilité
L’un des atouts majeurs du modèle Intermarché réside dans son positionnement unique de producteur-distributeur, seule enseigne en France à détenir ses propres sites de fabrication. Cette intégration verticale permet aux franchisés de proposer un portefeuille étendu de marques maison couvrant l’ensemble des univers de consommation :
- Monique Ranou pour les plats cuisinés
- Paquito pour les jus de fruits
- Chabrior pour l’épicerie sucrée
- Pâturages pour les produits laitiers
- Adélie pour les glaces, Saint Eloi pour les surgelés
- Labell et Apta pour la beauté et l’hygiène
Au-delà de la simple diversification de l’offre, ces marques constituent un levier de différenciation prix particulièrement efficace dans un contexte inflationniste. Les franchisés bénéficient ainsi de marges plus confortables tout en proposant des tarifs compétitifs à leur clientèle.
L’enseigne a d’ailleurs renforcé sa crédibilité en devenant la première à afficher les notes Nutri-Score de ses marques propres sur son site et son application mobile, répondant ainsi aux préoccupations sanitaires croissantes des consommateurs. Cette transparence nutritionnelle, combinée à l’engagement sur des prix contenus, offre aux exploitants un argumentaire commercial solide face à la concurrence des hard-discounters et des grandes surfaces traditionnelles.
L’ancrage territorial : un différenciateur stratégique en Alsace
Parallèlement à l’exploitation des marques groupement, l’Intermarché Super de Bartenheim a développé une stratégie d’approvisionnement local particulièrement poussée, avec un espace dédié aux producteurs régionaux dès l’entrée du magasin. Cette démarche s’appuie sur près de 4 000 partenariats que le réseau Intermarché entretient avec des producteurs locaux à l’échelle nationale, permettant à chaque franchisé d’adapter son offre à sa zone de chalandise.
À Bartenheim, cela se traduit par la commercialisation des biscuits de la Maison Albisser fondée en 1946, de la charcuterie du Val d’Argent, des œufs Prim’vert de Michelbach-le-Haut, ou encore des viandes bovines de la Ferme du Petit Bonheur à Rixheim. Cette approche répond à une double logique : commerciale d’abord, en créant une différenciation forte face aux enseignes nationales standardisées ; sociétale ensuite, en positionnant le point de vente comme acteur économique territorial.
Pour les candidats à la franchise, cette marge de manœuvre dans la constitution de l’assortiment représente un avantage considérable, permettant d’adapter finement l’offre aux spécificités locales tout en bénéficiant de la puissance d’achat et de la logistique d’un grand groupe disposant de 45 sites logistiques en Europe dont 39 en France. Le réseau affiche d’ailleurs une croissance de son chiffre d’affaires de 6.8 %, témoignant de la pertinence de ce modèle hybride.