Après une dizaine d'années dans l'immobilier, Valon Muhadri dirige aujourd'hui trois agences Laforêt à Brunoy, Yerres et Montgeron, avec plus de 500 lots en gestion et un chiffre d'affaires qui a franchi les 2 millions d'euros en 2025. Rien ne le prédestinait pourtant à ce secteur : c'est une rencontre fortuite qui l'a conduit à pousser la porte d'une agence Laforêt comme négociateur. Depuis, il a gravi tous les échelons, de conseiller à responsable de point de vente, puis de franchisé d'une agence à la tête d'un petit groupe multi-sites. Il revient sur ce parcours et sur les clés de sa réussite.
Un premier pas dans l'immobilier presque par hasard
Peu attiré par les études longues, Valon Muhadri commence à travailler dès l'âge de 18 ans, enchaînant plusieurs emplois sans grande conviction. C'est un ami qui lui parle d'une agence Laforêt en recherche de négociateur. Dès sa première semaine, il conclut une vente et comprend qu'il a trouvé sa voie.
Ce qui le séduit : l'absence de plafond de salaire et d'horaires imposés, et la possibilité de se prouver à lui-même qu'il peut aller plus loin. Formé sur le terrain par une collègue puis via l'école de vente du réseau Laforêt, il apprend rapidement les fondamentaux du métier : prospection, prise de mandat, rédaction de compromis.
De négociateur à responsable d'agence
Après un an seulement comme conseiller, son ancien directeur lui confie la responsabilité d'une nouvelle agence, à Yerres, sans le prévenir au préalable. Réticent au départ, Valon Muhadri accepte le défi et fait ses preuves dès la première année, avec un chiffre d'affaires solide.
Cette expérience de gestion d'équipe lui donne l'idée d'aller plus loin : reproduire, et si possible améliorer, ce que faisait son propre patron.
Le passage à la franchise : trois formations, un objectif
Pour devenir franchisé, Valon Muhadri suit trois cursus complémentaires proposés par le réseau : l'école de vente pour les fondamentaux commerciaux, la formation approfondie au conseil immobilier (FAC) centrée sur la gestion d'un point de vente, et le passeport entrepreneur, qui permet d'obtenir les cartes professionnelles nécessaires.
Une fois diplômé, il monte un dossier avec l'appui du réseau, qui l'aide notamment à construire son business plan. Grâce à un apport personnel constitué durant ses années de négociateur, il obtient rapidement un financement bancaire et reprend sa première agence à Brunoy en un peu plus de six mois.
Une croissance rapide, jusqu'à trois agences
Arrivé seul dans une agence sans salariés ni dossiers actifs, il recrute et forme sa première équipe, en misant volontairement sur des profils sans expérience préalable dans l'immobilier, plus faciles à former selon lui. En deux ans, l'agence de Brunoy atteint 200 lots en gestion, développés sans reprise de portefeuille.
Une deuxième agence, à Yerres, suit rapidement, avant l'acquisition d'une troisième à Montgeron, incluant cette fois un portefeuille de 300 lots. Il achète également les murs de son premier local, une stratégie patrimoniale qu'il cherche à reproduire sur ses autres sites.
Les défis d'un dirigeant multi-agences
Au fil de sa croissance, Valon Muhadri a dû déléguer : chaque agence dispose désormais d'un responsable et d'une assistante, pendant qu'il circule entre les trois points de vente pour combler les absences et intervenir sur les dossiers complexes. Il pointe la gestion humaine et le recrutement comme les principales difficultés du quotidien, dans un secteur où attirer les jeunes reste compliqué. Sur le marché lui-même, il constate un net contraste entre une année 2024 marquée par les refus de financement et une année 2025 nettement plus dynamique.
Son conseil aux futurs franchisés : rester rigoureux, réactif, et surtout appliquer la méthode du réseau plutôt que de vouloir réinventer le métier. Un accompagnement qu'il juge déterminant dans sa propre trajectoire, du siège jusqu'aux échanges réguliers entre franchisés.