En optant pour la franchise plutôt qu’une création en solo, un entrepreneur profite d’une recette originale qui a fait ses preuves. Au négatif, le concept doit être respecté à la lettre. Aucune liberté n’est admise pour garder toute la cohérence du réseau. Le principe d’un développement en franchise d’une activité repose sur la définition d’une « recette originale ». C’est ce que l’on appelle le concept ! Lire aussi : Les avantages et inconvénients de la franchise

Cette recette est élaborée pendant de longues années par le franchiseur selon trois grands critères :
- Duplicable : un concept de franchise doit être aussi pertinent à Toulouse qu’à Strasbourg. Il doit répondre à un besoin universel quelque soit le lieu d’implantation de la nouvelle entité franchisée.
- Original : pour être concurrentiel vis-à-vis des autres acteurs du marché, le concept doit être original. Cette originalité peut s’exprimer dans les produits ou services proposés, mais aussi dans les méthodes de commercialisation, le positionnement de l’enseigne, etc.
- Rentable : un concept en franchise s’inscrit toujours dans une logique de réitération d’un succès. Il permet à un franchisé moyen d’accéder à une réussite moyenne si tant est qu’il applique le concept comme prévu par le franchiseur.
Pour s’assurer de la pertinence de son concept, le franchiseur le teste pendant plusieurs années dans le cadre d’une unité pilote de référence. Original et rentable, le concept de franchise est obligatoirement constitué de trois éléments :
- les signes de ralliements de la clientèle (marque, enseigne, signes et symboles, logos),
- l’expérience aboutissant à la formalisation d’un savoir-faire transmissible aux franchisés garantissant la duplicabilité,
- une collection de produits, de services et/ou de technologies selon l’activité et l’enseigne.
Tous ces éléments concourent à ce que le concept soit clé-en-main : après formation (transfert du savoir-faire), le franchisé en signant son contrat de franchise a le droit d’exploiter les signes de ralliement. La formation initiale est de ce point de vue un formidable accélérateur de vocations. Pas étonnant alors que la franchise soit souvent considérée comme LA voie royale de la reconversion ! De fait, pour multiplier les opportunités de candidatures, un grand nombre de réseaux limitent les pré-requis professionnels. Il suffit juste que le futur franchisé fasse preuve d’un bon sens commercial, d’un bon sens du service, d’un bon sens de gestion et de management pour pouvoir réussir. Les ex-cadres salariés sont du coup souvent parmi les profils recherchés en franchise. Au négatif, pour remplir ses obligations de réitération d’un succès, mais aussi pour assurer la cohérence de son réseau d’une unité franchisée à l’autre, le formalisme du concept doit être respecté à la lettre. Un franchisé ne peut ainsi s’écarter du concept. il doit respecter la charte visuelle, la typologie d’emplacement, le design de la boutique, etc. Des animateurs viennent régulièrement visiter les unités franchisées pour vérifier que les consignes du franchiseur sont bien respectées.