Chaque année, l’Enquête de la Franchise menée par Banque Populaire dresse un état des lieux précieux pour comprendre les dynamiques à l’œuvre dans ce mode d’entrepreneuriat. Sa 22e édition, consacrée cette fois à la relation entre franchisés, franchiseurs et établissements bancaires, livre des enseignements particulièrement utiles pour tout candidat en réflexion. Dans un climat économique plus incertain, la franchise conserve malgré tout un socle de confiance solide, porté notamment par les plus jeunes générations d’entrepreneurs. Cette édition met également en lumière le rôle déterminant que jouent les banques dans le financement des projets, que ce soit au moment de la création ou lors des phases de développement ultérieures. Décryptage des principaux enseignements de cette enquête, qui confirme la solidité du modèle de la franchise tout en révélant des arbitrages plus prudents côté investissement.

Une confiance qui résiste, portée par les jeunes franchisés
Malgré un contexte économique marqué par davantage de prudence, la franchise continue d’inspirer confiance à ceux qui l’ont choisie. Près des deux tiers des franchisés se disent confiants dans l’avenir de leur activité, un chiffre qui grimpe spectaculairement chez les 18-34 ans, dont près de neuf sur dix affichent un optimisme certain.
Cette confiance ne tient pas du hasard : elle s’explique en grande partie par les avantages structurels du modèle, qui offre un cadre éprouvé, un accompagnement continu et, souvent, un accès facilité au financement bancaire.
D’ailleurs, parmi les franchisés installés depuis dix ans ou moins ayant eu besoin d’un crédit pour lancer leur activité, une large majorité estime que leur statut de franchisé a joué en leur faveur auprès des banques. Un argument de poids pour celles et ceux qui hésitent encore entre création indépendante et entrepreneuriat en réseau.
Des investissements de départ largement soutenus par les banques
Côté chiffres, la création d’une entreprise en franchise demande des montants très variables selon les secteurs et les concepts. Un peu plus d’un tiers des franchisés démarrent avec un investissement initial inférieur à 100 000 euros, près d’un quart se situe entre 100 000 et 200 000 euros, tandis que les 200 000 euros et plus concentrent la part la plus importante des projets, à hauteur de 40 %.
Quel que soit le montant engagé, le financement bancaire reste un passage quasi obligé : près de sept franchisés sur dix installés depuis moins de dix ans ont eu recours à un emprunt ou à un crédit-bail pour concrétiser leur projet. Les fonds propres jouent également un rôle non négligeable, mobilisés par sept franchisés sur dix, avec un apport personnel moyen avoisinant les 66 500 euros.
Cet accompagnement bancaire ne se limite d’ailleurs pas à la simple obtention d’un crédit. Près des deux tiers des franchisés ont souhaité être épaulés par leur banque dès la phase de préparation de leur installation, preuve que la relation bancaire s’inscrit dans une logique de partenariat global plutôt que de simple transaction financière.
Des projets d’investissement plus sélectifs en 2025
Si la phase de création reste dynamique, les intentions d’investissement des franchisés déjà installés marquent un net ralentissement. Alors qu’un franchisé sur deux envisageait d’investir dans les deux ans en 2024, ils ne sont désormais plus qu’un sur quatre à se projeter sur cet horizon.
Lorsqu’ils investissent malgré tout, les franchisés priorisent les besoins les plus directement liés à la performance de leur point de vente : les travaux de rénovation, d’agrandissement ou de mise au concept arrivent largement en tête, suivis par l’achat d’équipements.
Les questions de rénovation énergétique des locaux, de nouvelles technologies et d’outils de communication complètent ce panel de priorités, dans une logique d’optimisation des coûts de fonctionnement plutôt que d’expansion à tout prix.
Une banque, des liens de proximité durables
Sur le plan bancaire, les franchisés restent globalement fidèles à un établissement unique, plus des deux tiers d’entre eux étant clients d’une seule banque. La multi-bancarisation, bien que minoritaire, séduit davantage les jeunes générations. Le choix de l’établissement repose en premier lieu sur la proximité géographique, même si ce critère recule légèrement, au profit de l’ancienneté de la relation bancaire, qui progresse nettement, et des solutions de financement proposées.

Franchiseurs : une confiance toujours élevée, des ambitions de développement maintenues
Du côté des têtes de réseau, l’optimisme reste également de mise. Une large majorité des franchiseurs se déclare confiante dans l’avenir, malgré un léger tassement par rapport à l’année précédente. Cette confiance se traduit concrètement par des intentions d’ouverture toujours soutenues, la quasi-totalité des franchiseurs prévoyant d’ouvrir au moins un nouveau point de vente dans les douze prochains mois, avec une moyenne d’ouvertures en hausse par rapport à 2024.
Les investissements prévus touchent en priorité la communication de l’enseigne et la digitalisation des outils métiers, suivis par l’ouverture de succursales, la diversification de l’offre et, dans une moindre mesure, le développement à l’international ou l’expérimentation de nouveaux formats comme les corners ou les food trucks.
Dans cet écosystème, Banque Populaire confirme sa position d’acteur de référence, accompagnant plus d’un quart des franchisés dans le financement de leur activité et restant la banque la plus représentée auprès des franchiseurs. Une enquête qui confirme, une fois de plus, que la relation bancaire constitue un véritable levier de structuration et de développement pour l’ensemble de l’écosystème de la franchise.