Ouvrir un institut de beauté sans avoir exercé le métier d’esthéticienne : c’est possible chez body minute, qui accueille aussi bien des professionnelles du secteur que des femmes en reconversion. Le groupement, présent avec plus de 400 instituts en France et en Suisse, mise sur un concept clé en main, fondé sur un abonnement à 12.90 euros par mois et des soins sans rendez-vous, dans des instituts exclusivement féminins. Reste une question pour les candidates : quel bagage faut-il réellement ? Voici ce qu’il faut savoir sur le profil recherché.

Intérieur institut Body’ minute

Faut-il être diplômée en esthétique pour ouvrir un institut body minute ?

Non, et c’est même l’un des messages forts de l’enseigne : il n’est pas indispensable d’être esthéticienne pour rejoindre le réseau body minute. Celui-ci accueille les candidates avec ou sans expérience préalable dans la beauté, et s’engage à les former et à les accompagner pour qu’elles deviennent cheffes d’entreprise. Ici, la réussite repose moins sur la maîtrise des soins que sur la capacité à gérer un institut, à fédérer une équipe et à fidéliser une clientèle.

Le réseau s’adresse à celles qui aiment l’univers de la beauté et du bien-être, rêvent d’indépendance et veulent donner du sens à leur carrière, y compris dans le cadre d’une reconversion. Ce positionnement ouvre la porte à des parcours variés, pourvu que l’envie d’entreprendre soit au rendez-vous. Pour connaître les modalités précises d’ouverture, n’hésitez pas à prendre contact avec l’enseigne, qui accompagne chaque candidate dans son projet.

Quelle formation est proposée par l’enseigne ?

La formation constitue l’une des étapes du parcours d’ouverture, au même titre que l’étude de faisabilité, le choix du local ou le lancement marketing. L’enseigne s’appuie pour cela sur une école de formation de 400 m², installée au cœur de Paris. Au programme : les techniques esthétiques, la vente des cosmétiques Skinminute, le marketing, mais aussi le management, l’informatique et la gestion. Autrement dit, la franchisée n’apprend pas seulement les gestes : elle se prépare aussi à piloter son institut.

Cet apprentissage se poursuit sur le terrain. Des animatrices assurent un suivi personnalisé, et l’enseigne annonce un accompagnement permanent après l’ouverture. Elle cite par ailleurs l’appui d’équipes dédiées à la gestion, au marketing local, à la communication digitale et à la fidélisation des clientes. L’enseigne dispose aussi de la body minute Academy, un centre de formation parisien créé en 1997, qui forme les esthéticiennes aux protocoles du réseau : épilation, soins du visage et du corps, techniques ongulaires et technologies comme la lumière pulsée.

Quel rôle joue la franchisée dans le management et la gestion ?

Ici, la franchisée n’est pas d’abord praticienne : elle dirige. Son rôle consiste à faire tourner l’institut au quotidien, à encadrer l’équipe d’esthéticiennes, à suivre les chiffres et à développer la clientèle. L’enseigne insiste sur cette posture de cheffe d’entreprise et annonce en moyenne deux instituts par franchisée.

Côté gestion, la franchisée dispose d’outils partagés. Le réseau s’appuie sur un logiciel propre à l’enseigne et sur un système de caisse iPad Pro. Chaque année, le réseau enregistre plus de 3.5 millions de passages en caisse.

Pour celles qui préfèrent démarrer autrement, il est aussi possible de reprendre un institut qui réalise déjà un chiffre d’affaires ou d’opter pour la location-gérance.

Quelles compétences sont utiles pour piloter son institut ?

Sans être experte des soins, la candidate gagne à réunir plusieurs qualités. Le sens du commerce arrive en tête : l’institut repose sur un abonnement à 12.90 euros par mois, qu’il faut savoir expliquer, vendre et faire durer.

La fidélisation des clientes devient ainsi un réflexe de chaque jour. Viennent ensuite le sens de l’organisation et la rigueur de gestion, pour suivre les indicateurs de l’activité, maîtriser les charges et respecter les règles d’hygiène et de sécurité.

Le management compte tout autant : recruter, former et motiver une équipe d’esthéticiennes demande de l’écoute et de la pédagogie. Enfin, l’aisance avec les outils numériques aide à tirer parti du logiciel de l’enseigne et à relayer la communication locale.

Cette liste n’est pas figée : le groupement propose justement de former ses franchisées à ces savoir-faire et assure un suivi permanent. La candidate apporte surtout l’envie d’entreprendre.