Six ans après la crise sanitaire, body minute solde définitivement les prêts garantis par l’État (PGE) contractés pendant la pandémie. Le réseau d’instituts de beauté, fort de près de 400 points de vente en France, profite de cette échéance pour se relancer. Innovation produit, nouveaux abonnements et politique de formation structurent cette nouvelle étape. L’enseigne en profite également pour porter des messages sur l’attractivité des métiers de l’esthétique.

Institut body minute de Flins-sur-Seine

Une page qui se tourne après plusieurs années de remboursement

Comme de nombreux commerces jugés non essentiels durant les confinements, les instituts du réseau body minute avaient dû fermer leurs portes tout en conservant leurs charges fixes, loyers en tête. Le dispositif des PGE leur avait alors permis de tenir le choc. Plusieurs années durant, ces emprunts ont pesé sur la trésorerie des franchisés. En 2026, la majorité d’entre eux achève leur remboursement, un cap qui libère des marges de manœuvre financières pour investir à nouveau dans leur activité plutôt que dans le désendettement.Mal

gré ce contexte difficile, le réseau a maintenu son maillage territorial et fidélisé sa clientèle grâce à son modèle par abonnement. Plutôt que d’attendre une simple sortie de crise, body minute a mis à profit cette période pour retravailler son concept fondateur, celui de la « beauté minute ».

Des gammes de produits élargies pour prolonger les soins à domicile

La pandémie a durablement transformé les attentes des clientes, désormais en quête de solutions capables de prolonger, chez elles, les bénéfices des soins réalisés en institut. body minute a construit sa réponse autour de plusieurs gammes dédiées :

  • Skin Minute pour le visage
  • Hair Minute pour les cheveux
  • Soap Minute pour l’hygiène corporelle
  • Slim Minute pour la minceur
  • Nail Minute pour les ongles
  • Baby Minute pour les enfants
  • Epil Minute en complément des prestations d’épilation

Cet été, une opération est proposée aux abonnées : l’achat d’un produit Skin Minute donne droit à un essentiel beauté offert.

Le groupe fait également évoluer ses formules d’abonnement. Une nouvelle offre, Supp Skin, est accessible à 3 € par mois et donne accès aux tarifs abonnées sur les soins hors épilation, sans prise de rendez-vous préalable. Cette capacité à ajuster son modèle économique constitue, pour l’enseigne, un facteur de résilience face aux mutations du marché.

Formation et location-gérance pour accompagner une main-d’œuvre jeune

Le recrutement reste un enjeu central pour body minute, à l’image de nombreux métiers artisanaux. Le réseau affiche une moyenne d’âge de 21 ans parmi ses collaboratrices, dans des métiers exigeants sur le plan physique et technique. Pour accompagner cette jeunesse, l’enseigne a renforcé son dispositif de formation interne et développe la location-gérance : un modèle qui permet à des esthéticiennes ne disposant pas de l’apport nécessaire pour reprendre une franchise de gérer un institut avant, à terme, d’en devenir propriétaires.

Body minute porte par ailleurs un discours plus large sur la valorisation des métiers de service. L’enseigne défend l’instauration d’un SMIC net à 1 600 euros, assorti d’un allègement de charges pour favoriser l’emploi des jeunes, qu’elle juge nécessaire pour renforcer l’attractivité de ces professions et assurer le renouvellement des générations dans le secteur.

En soldant les emprunts liés à la crise sanitaire, la franchise body minute engage une nouvelle phase de développement articulée autour de l’innovation produit, de l’évolution de son modèle d’abonnement et de l’accompagnement de ses jeunes collaboratrices vers l’entrepreneuriat.