Quand Quentin Louvel pousse la porte du Fitex, en octobre 2023, il cherche surtout des idées pour entreprendre. Coach sportif indépendant en région parisienne, il rêve d'un concept différent des salles classiques. Le 2 septembre 2024, il ouvre son club Corespa à Coignières, dans les Yvelines. Moins d'un an plus tard, son établissement dégage déjà des bénéfices, avec deux mois d'avance sur le calendrier prévu. Retour sur un démarrage qui a bousculé les prévisionnels du réseau.
Un club rentable avant l'heure
Le réseau recommande d'atteindre l'équilibre après neuf mois d'activité. Quentin y est parvenu en sept mois et demi. Fin avril 2025, son club comptait 107 inscrits, soit moins que le point mort habituel, situé entre 110 et 120 adhérents.
Son atout tient au panier moyen. Là où le prévisionnel table sur 88 euros HT par adhérent, il se situe entre 110 et 115 euros, soit environ 20 % de plus. Il vend davantage de suivis personnalisés, souvent deux par semaine au lieu d'un seul. Cette avance lui permet d'absorber un loyer francilien plus élevé, sans toucher à ses charges.
Pourquoi Corespa plutôt qu'une autre enseigne
Au Fitex, Quentin a découvert un concept proche de celui qu'il imaginait lui-même. Le modèle lui a offert un gain de temps et moins d'erreurs. L'investissement, loin des 300 000 euros d'apport parfois exigés par les grandes salles, lui a aussi permis de financer seul son projet et de rester actionnaire à 100 %. Enfin, un petit réseau lui garantissait un accompagnement plus proche, avec le créateur du concept comme interlocuteur direct.
Un automne difficile, une crêperie providentielle
Tout n'a pourtant pas été simple. En octobre 2024, la pluie, un climat politique tendu et des prospects rares ont plombé l'activité. « J'ai douté », reconnaît-il. Il a alors poussé la porte d'une crêperie voisine pour tenir un stand à l'entrée. Résultat : trois nouveaux adhérents, dont le patron, et un bouche-à-oreille relancé. Les conseils des autres franchisés et du franchiseur, partagés via des groupes WhatsApp et des audits, l'ont aidé à garder le cap.
Un second club en ligne de mire
Quentin reconnaît que la solitude du dirigeant pèse, surtout quand il a choisi de ne pas s'associer. Il prévoit un bilan fin décembre, puis la recherche d'un local dès janvier, pour ouvrir un second club début 2027, cette fois avec un associé. À ceux qui hésitent, il répond que la difficulté est une bonne raison de se lancer : si c'était facile, tout le monde le ferait.