Simple à créer
La création d’une entreprise individuelle est simplifiée : il n’y a pas besoin de rédiger des statuts et pas besoin de disposer d’un capital social.
Pour créer il suffit d’immatriculer son entreprise auprès du Centre de Formalité des Entreprises (CFE) compétent soit :
- à la Chambre de Commerce et d’Industrie pour les activités à dominance commerciale ;
- à la Chambre des Métiers pour les activités à dominance artisanale ;
- à l’Urssaf pour les activités de services (professions libérales) ;
- à la Chambre de l’Agriculture pour les activités à dominance agricole ;
- au greffe du tribunal de commerce pour les agents commerciaux.
L’entreprise individuelle n’a pas non plus de personnalité morale : l’exploitant et son entreprise ne font qu’un, il n’y a pas d’entité juridique distincte entre l’entreprise et l’exploitant.
L’immatriculation ne nécessite pas de publication dans un journal d’annonces légales.
L’entreprise porte automatiquement le nom patronymique de son créateur, ceci étant, il est possible d’adjoindre un nom commercial pour plus de lisibilité vis-à-vis de la clientèle.
Simple à gérer
L’entrepreneur individuel est seul décisionnaire de la façon dont il gère son affaire. Il se rémunère en ponctionnant ses revenus par simple retrait dans la trésorerie de son entreprise. La comptabilité est tenue selon le principe des dépenses/recettes ou des décaissements/encaissements. Les charges sociales et fiscales sont calculées sur la base du chiffre d’affaires généré. Des formalités spécifiques sont prévues en cas d’option pour les micro-entrepreneurs ou pour l’EIRL.
Selon le chiffre d’affaires envisagé, l’entreprise individuelle se décline soit en version classique (régime réel d’imposition) soit en version micro-entreprise (ex auto-entrepreneur – régime micro-fiscal et micro-social).
En entreprise individuelle classique, l’imposition est déclarée dans la catégorie des BIC pour les activités commerciales, artisanales ou industrielles, ou dans la catégorie des BNC pour les activités libérales. En EIRL, l’entrepreneur peut opter pour l’impôt sur les sociétés (rémunération et dividendes) ou rester imposé à l’IR. Quand il opte pour l’impôt sur les sociétés, le bénéfice fiscal est taxé directement au nom de l’entreprise, déduction faite de la rémunération de l’exploitant. L’option à l’IS est irrévocable.
Le statut social de l’entrepreneur individuel est celui d’un travailleur indépendant.
Selon les besoins, l’entrepreneur individuel peut recruter des salariés. Il est aussi possible lorsque le conjoint participe à l’activité d’opter soit pour le statut de conjoint collaborateur s’il en remplit les conditions ou de conjoint salarié.