
Les réformes menées depuis une dizaine d’années en Algérie avaient pour but de modifier l’environnement économique. Les franchises travaillent dans le cadre des lois relatives aux conditions régissant les activités commerciales, les règlements bancaires et la loi relative à la protection du consommateur. Le code de commerce organise la fonction de distribution en pleine connaissance des questions de licence, de brevets, etc., sans pour autant se référer à la franchise. Le code de commerce n’a pas encore introduit la franchise dont on dit souvent à tort en Algérie qu’elle n’existe pas juridiquement alors qu’elle n’a pas besoin de loi spécifique pour exister. Ainsi, dans le cadre d’une franchise, c’est le contrat entre le franchiseur et le franchisé qui régit la relation laquelle est tout simplement encadrée par le droit du contrat. Certes un texte de loi a été préparé par le ministère du commerce en vue d’un vote espéré en 2008 mais n’a pas encore été présenté à l’assemblée par le gouvernement. Le droit algérien permet déjà la mise en place d’enseignes en réseau. Le régime de la protection des marques et de la propriété intellectuelle est opérationnel. Alors pourquoi la franchise n’est-elle pas plus développée en Algérie ? Et bien parce que dans la plupart des pays, la franchise n’est pas une génération spontanée, elle arrive de l’étranger, elle amène un niveau de professionnalisme encore peu répandu dans le pays et provoque deux tendances puissantes et bénéfiques pour l’économie : 1- Une partie des entrepreneurs du pays choisissent de rejoindre une franchise étrangère et provoquent la modernisation de l’économie 2- Une autre partie des entrepreneurs réagit en créant des concepts de franchise nationale et modernisent l’économie.