Grimper dès 4 ans, sans corde ni expérience : telle est la promesse de l’enseigne Hapik, née à Grenoble en 2016. Dix ans plus tard, la société change de braquet et cherche des partenaires pour développer ses centres en franchise. Son réseau compte déjà 38 salles dans quatre pays, dont 19 en France. Chaque futur exploitant devra investir environ 550 000 euros pour un site de 400 m².

Une aventure grenobloise devenue internationale
Tout commence avec Antoine Richard, alors dirigeant d’Entre-Prises, fabricant de murs d’escalade installé dans le Grésivaudan. En Nouvelle-Zélande, il découvre une pratique plus festive de la grimpe. Il s’associe ensuite à Thibault de Blignières et inaugure, en avril 2016, le premier centre à Grenoble.
Le principe sort des sentiers battus : décors colorés et thématiques, défis à gravir, parcours d’accrobranche, et un enrouleur qui assure automatiquement le grimpeur. Un enfant de 4 ans peut donc s’élancer seul, sans connaissance préalable ni équipement personnel. Reconnue entreprise à mission en 2021, la société a décroché en 2022 le prix du meilleur concept de loisirs au salon Mapic.
Depuis ses débuts, elle revendique plus de 3 millions de visiteurs et plus de 600 salariés. Ses 38 sites se répartissent entre la France (19), le Royaume-Uni (10), les États-Unis (5) et l’Allemagne (4).
Le centre type proposé aux candidats
Hapik cherche des exploitants pour des centres d’environ 400 m², implantés dans un bassin d’environ 350 000 habitants. Le budget global est évalué à 550 000 euros, sans compter le droit au bail ni l’éventuelle reprise d’un fonds de commerce. L’apport personnel exigé atteint 100 000 euros au minimum.
Une fois l’activité installée, la marque annonce plus de 500 000 euros de chiffre d’affaires HT et un résultat d’exploitation supérieur à 190 000 euros, avant rémunération de l’exploitant. Ces données viennent de centres pilotes et restent indicatives : chaque candidat doit élaborer son propre prévisionnel avec un expert-comptable.
Créer seul une salle de bloc coûte de 450 000 à 900 000 euros, et de 700 000 euros à 2 millions pour une salle de voie : le budget demandé se place donc dans le bas de cette fourchette. L’enseigne dessine par ailleurs ses propres murs, avec un procédé breveté et un auto-assurage certifié CE.
Des recettes qui ne dépendent pas que des entrées
Pour atténuer l’effet des saisons sur un loisir d’intérieur, chaque centre multiplie les sources de revenus : goûters d’anniversaire, cours hebdomadaires, venues de classes ou d’équipes d’entreprise, cartes cadeaux et coin restauration légère s’ajoutent à la billetterie.
Le réseau recherche trois profils : le cadre en reconversion, le parent déjà client et séduit, ou l’entrepreneur issu du commerce, des loisirs ou du sport. Le siège assure formation, assistance, outils marketing et aide à l’aménagement du local, avec l’ambition d’une croissance raisonnée aux côtés de franchisés épanouis.
Une pratique de niche qui se structure
D’après l’Observatoire de l’escalade de l’Union Sport & Cycle, publié en janvier 2026, 4 % des adultes grimpent, soit près de 1.9 million de personnes. Les 291 salles privées du pays accueillent les deux tiers d’entre eux, un public surtout adulte où les 18-34 ans pèsent lourd.
Hapik vise une autre cible : les enfants dès 4 ans et leurs parents. Sa concurrence se situe donc moins du côté des salles de bloc que des loisirs indoor, comme le trampoline, le laser game ou le karting, qui comptent eux aussi sur les mercredis, les week-ends et les anniversaires.