Réduire les impôts sur les sociétés

La réduction du taux de l'impôt sur les sociétés de 33 à 20% en cinq ans, proposée jeudi par le président Chirac, engage la France sur le sentier de la guerre fiscale, à l'heure où la concurrence sur ce terrain se fait de plus en plus âpre au sein de l'Union européenne.

La pression fiscale sur les entreprises diminue partout en Europe sauf en France. La solution est donc apparue évidente : suivre le mouvement. Ainsi en Allemagne le taux de l'impôt sur les sociétés va passer de 36 à 29 %  en 2008. Le Gouvernement Merkel cherche par tous les moyens à revigorer la compétitivité de ses entreprises. Il leur permet de conquérir les parts de marché à l'export. Ensuite Berlin prévoit de diminuer les charges sociales sur les salaires de l'année prochaine. De plus la TVA a augmenté de trois points au 1er janvier. Cela aura pour conséquence de renchérir le coût des produits importés sans gêner les exportations.

Toutes ces mesures ont amplifié la surenchère à la baisse de la pression fiscale sur les entreprises qui a cours dans notre vieille Europe et a donc permis au Président français de dire que l'enjeu majeur des années à venir, c'est la concurrence fiscale entre les nations et que pour conserver nos entreprises et en attirer d'autres, c'est sur le taux de l'impôt sur les sociétés qu'il faut agir. Jacques Chirac l'a ainsi déclaré lors de ses vœux aux Forces vives, le patronat et les syndicats.Soulignant que ce taux s'élève en France à 33%, près de huit points de plus que la moyenne européenne, il a estimé que l'objectif doit être de le ramener à 20% en cinq ans.

Dominique Deslandes

 

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