Hôtels et restaurants adoptent le Smic

Une sixième semaine de congés payés pour éviter les 35 heures, et un retour au droit commun du salaire minimum: c'est l'accord signé cet été par le principal syndicat patronal,

en échanges d'allègements de charges prévus par le projet de loi de soutien à la consommation et à l'investissement, adopté vendredi dernier par le Sénat. Le milliard et demi d'euros "d'aides à l'emploi" alloué par l'Etat à l'hôtellerie-restauration devrait permettre aux employeurs de financer la hausse du Smic jusqu'à la fin 2005.

Du moins selon le ministre de l'Economie, qui s'est montré suffisamment rassurant aux yeux de l'Umih. Bruxelles, espère la France, pourrait ensuite autoriser la TVA à 5,5% dans la restauration à partir du 1er janvier 2006, ce qui mettrait fin de fait aux aides à l'emploi.

Le Groupement national des chaînes (GNC) a également signé cet accord et la Confédération des professionnels indépendants de l'hôtellerie réfléchit. Mais l'accord ne pas fait l'unanimité parmi le patronat. Le Synhorcat, deuxième organisation patronale de l'hôtellerie-restauration représentant 10.000 PME, est farouchement opposé à la sixième semaine de congés payés. Dès le début des négociations, il menaçait de fermer de nombreux établissements. Craignant d'être attaqué en justice, l'Umih avait donc préféré retarder la signature de l'accord, dans l'attente de garanties sur la pérennisation des aides de l'Etat. Pendant un moment, "l'idée de d'abandonner la sixième semaine, notamment pour les temps partiels, avait traversé l'esprit de l'Umih", précise la CFDT, qui pourrait ajouter son paraphe à l'accord.

Dominique Deslandes

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