Une vague de transmissions d'entreprises

Il semble que dans les années à venir les transmissions seront nombreuses de la part des commerçants indépendants. Un phénomène lié au fameux baby boom. 
Dans les quinze ans à venir, il est clair que plusieurs centaines de milliers d'entreprises auront changé de dirigeant. La FCA (Fédération du Commerce Associé) constate d'ailleurs que le mouvement a déjà commencé. Depuis deux ou trois ans on assiste à l'augmentation régulière des transmissions. Un pic est annoncé pour les années 2010 à 2013. Selon la FCA un point de vente sur deux sera concerné d'ici deux à cinq ans. Les groupements eux-mêmes confirment cet état de fait.
L'âge moyen des propriétaires de magasin tourne autour de 50 ans. Il est évident que le nombre des transmissions va s'accélérer, le taux devrait passer de 5 % annuels actuellement à 10 % dans les cinq ans. La FCA prétend que les plus exposées seront les enseignes alimentaires. Un renouvellement est déjà intervenu récemment, en effet aujourd'hui certains réseaux ont renouvelé leur management pour passer à une génération dont la moyenne d'âge est inférieure à 40 ans.
Actuellement néanmoins, la perspective du renouvellement des points de vente est une source d'inquiétude pour certains réseaux. En effet la transmission d'un point de vente est génératrice de déstabilisation. A notre époque, contrairement à ce qu'on a pu connaître dans le passé, un commerce ne se transmet plus de père en fils. La transmission familiale  n'est plus qu'une possibilité parmi d'autres, et, sur les cinq dernières années, elle est en baisse estimée à 5,5 % l'an d'après la FCA. Actuellement les héritiers ne sont plus nécessairement programmés pour reprendre l'entreprise des parents. Des enseignes ont trouvé d'autres modes de transmission.
Les Mousquetaires affirment que 30 % des transmissions se font encore au sein de la famille, alors que 22 % s'opèrent parmi les adhérents et que plus de 40 % profitent à des personnes extérieures au groupement. Les groupements privilégient les adhérents quand la famille ne répond pas. Il ne faudrait pas cependant que l'on assiste à une concentration des magasins entre quelques mains, ni limiter l'accès de  nouveaux adhérents. Aussi les enseignes préfèrent-elles souvent la reprise par des salariés souhaitant devenir chefs d'entreprise.
En fait plus une enseigne a de points de vente, plus elle recherche des reprises par des personnes complètement extérieures au réseau.

 

Articles similaires

Nouvelles règles pour le licenciement économique

par Martine Malaterre - 6 jours

Depuis le 1er décembre, deux nouveaux motifs économiques reconnus par la jurisprudence sont applicables dans le cadre d'un licenciement  économique: la réorganisation de l'entreprise nécessaire à la sauvegarde de sa compétitivité et...

Ne ratez pas le Salon dédié aux entrepreneurs : Business Success, Mercredi 16 novembre près de Lille!

par Dorsaf Maamer - 26 jours

Le 16 novembre aura lieu l’événement dédié aux dirigeants TPE/PME, auto-entrepreneurs, agents commerciaux, futurs franchisés... Le Business S...

Comment financer votre projet de franchise ?

par Dominique Deslandes - un mois

Se lancer en franchise rassure les banquiers mais requiert parfois un niveau d'investissement plus important. Pourquoi est-ce parfois plus ch...

Informations clés

  • Crée le: 17/01/10 01:00

Les franchises qui recrutent