Quel regard les Français portent sur la publicité présente sur les réseaux sociaux ?

Avec le développement des réseaux sociaux, le marketing digital a investi la toile et nombreuses sont les enseignes qui se sont lancées dans de nouvelles stratégies de communication sur Facebook, Twitter, etc. Une étude menée par l'Ifop et Generix Groupe dévoile cependant que ce type de publicité peine à démontrer son efficacité et exaspère surtout les Français. Ils sont 68 % à affirmer que celle-ci les insupporte et 62 % la jugent moins intéressante car mal ciblée. Explications.

Les réseaux sociaux, nouveaux terrains de jeu des enseignes

Avec 32 millions d'adeptes en France, les réseaux sociaux comme Facebook, Twitter ou Google+ sont véritablement devenus le nouveau terrain de jeu des enseignes dans l'Hexagone. Pour preuve : des investissements publicitaires qui ne cessent de croître dans ce secteur et de nouvelles stratégies de communication qui voient le jour un peu partout. C'est dans ce contexte que l'institut de sondages Ifop et l'éditeur de logiciels collaboratifs Generix Group ont interrogé les Français afin de recueillir leur ressenti sur cette nouvelle tendance marketing. Ils ont également identifié l'impact de cette publicité d'un nouveau genre sur leurs comportements d'achat.

Un regard négatif à l'égard des campagnes de pub sur les réseaux sociaux

Cette étude dévoile une vraie exaspération des Français quant au marketing digital puisque 68 % d'entre eux affirment que la pub sur les réseaux sociaux les insupporte. Selon 62 % d'entre eux, elle est moins intéressante que les avis des consommateurs et pour 59 % des personnes interrogées, elle est même jugée inutile car mal ciblée. Clairement, près de neuf personnes sur dix s'opposent à l'idée que ces publicités donnent une meilleure image des marques et donnent le sentiment d'être plus proches d'elles (86 %). Et seuls 17% des Français veulent en savoir plus sur les marques concernées. Autre critique : le manque d'originalité ; seulement 16 % des interviewés estiment que ce qui est diffusé sur les réseaux sociaux change des publicités classiques, même si le constat se révèle moins sévère auprès des jeunes âgés de 18 à 24 ans (22 %).

Les Français veulent moins de publicité sur les réseaux sociaux

Dans ce contexte négatif, seuls 2 % des Français interrogés lors de ce sondage souhaitent que la publicité sur les réseaux sociaux prenne plus de place à` l'avenir (un jugement que l'on retrouve même chez les jeunes âgés de 18 à 24 ans - ils sont 4 % - ou les Français ayant déjà effectué plusieurs fois des achats en ligne après avoir vu une publicité sur les réseaux sociaux - ils sont 9 %). Inversement, les Français sont 83 % à souhaiter qu'elle prendra moins de place qu'aujourd'hui.

Une stratégie de publicité qui semble peu efficace

En termes d'efficacité, la publicité sur les réseaux sociaux se classe loin derrière la plupart des autres formes de publicité ou d'actions de communication (par mails, suite à des recommandations ou commentaires postés sur Internet, suite à un courrier, à une campagne radio ou TV) : seuls 19 % des Français auraient ainsi effectué un achat en ligne après avoir vu une publicité sur les réseaux sociaux. Ce nouveau mode de marketing est donc clairement rejeté par les Français qui ne se disent pas être incités par les réseaux sociaux pour acheter en ligne (précisons qu'ils sont quand même 19 % à avoir déjà effectué des achats en ligne après avoir été exposé à une publicité sur un réseau social (Facebook, Twitter, Google+, etc.), 9 % l'ont même fait plusieurs fois !).

La rédaction vous conseille cet article : Les consommateurs français sont connectés mais plébiscitent encore les méthodes traditionnelles de marketing

Du souhait des Français de décorréler réseaux sociaux et acte d'achat

A la lecture de cette étude, il apparaît donc évident que "les Français souhaitent majoritairement décorréler les réseaux sociaux de tout ce qui relève de l'acte d'achat". L'étude révèle que les Français n'ont pas l'habitude de partager leurs achats aux membres de leur communauté sur Facebook et autres réseaux sociaux. Ils sont en effet très peu nombreux à en faire part systématiquement (1 %) ou de temps en temps (9 %). 75 % d'entre eux ne communiquent d'ailleurs jamais à ce propos. Petit bémol : ce partage de l'expérience d'achat auprès des proches apparaît inégal en termes d'âge, de 22 % chez les digital natives âgés de 18 à 24 ans à 1% seulement chez les interviewés âgés de 65 ans et plus. Autre enseignement : 40 % des personnes qui ont effectué des achats en ligne après avoir vu une publicité sur les réseaux sociaux partagent leur expérience auprès de leur communauté. Elles constituent à ce titre des ambassadeurs importants et des relais très intéressants pour les marques.

Articles similaires

2016, une année forte pour le secteur de l'immobilier

par MA - 15 jours

L'année 2016 a été une année fructueuse pour l'immobilier qui a notamment enregistré une hausse de 11 % dans le secteur de la vente des logements anciens. Cette belle reprise du marché serait due à des taux d'emprunts historiquement bas et des pri...

La Silver Economy pour répondre aux besoins des Seniors

par Martine Malaterre - 20 jours

La Silver Economy se définit comme la réponse à des besoins d’une population qui vieillit. Un Français sur trois aura plus de 65 ans en 2020.

Fidéliser le client qui réclame

par Deslandes Dominique - 21 jours

Un client qui exprime son mécontentement est souvent une personne qui montre son attachement à une enseigne. Il est toujours possible d'avoir à affronter des clients insatisfaits, ce n'est pas une catastrophe, sauf si la colère augmente à votr...

Informations clés

  • Crée le: 21/10/13 02:00

Les franchises qui recrutent