Pourquoi le droit d'entrée est-il justifié en franchise ?

En échange d'un droit d'entrée, le franchisé obtient : - une enseigne qui attire la clientèle - un concept qui marche et qui est rentable - un savoir faire et toute l'expérience du réseau - une assistance .... Du côté du franchiseur, le droit d'entrée permet de couvrir les frais d'assistance, de formation, de publicité... Mais que se passe t il quand il n'y a pas de droit d'entrée? Découvrez les réponses et les conseils de Jean Samper, expert en franchise.
Nous allons traiter brièvement ce sujet en trois points : ce que le franchisé en retire, ce que le franchiseur en retire et ce qu'il se passerait s'il n'y avait pas de droit d'entrée.

Qu'obtient le franchisé en échange de son droit d'entrée ? Il obtient une enseigne qui attire la clientèle, un concept qui marche, qui est rentable, qui a fait ses preuves. Il obtient un savoir-faire qui permet de faire tourner son affaire d'une manière rentable et pas simplement la manière de copier ce qui se voit de l'extérieur. Il obtient tous les trucs, les astuces, toute l'expérience du franchiseur et des franchisés précédents du réseau. Il obtient également une assistance pour monter son affaire de telle manière qu'il n'est pas obligé de tout faire seul. Enfin, il obtient le moyen d'éviter les erreurs déjà faites par des entrepreneurs qui l'ont précédé dans ce réseau ou ailleurs.
 Le franchiseur de son côté, qu'obtient-il ? Il couvre plusieurs frais : des frais de recherche et d'expérimentation pour mettre au point ce concept, sa structure d'aide au lancement des franchisés, l'assistance qu'il doit à ses franchisés pour les aider à démarrer dans les meilleures conditions. Cela couvre sa publicité de recrutement qui l'aide à trouver les franchisés potentiels susceptibles de réussir dans son réseau.
Que ce passe-t-il lorsqu'il n'y a pas de droits d'entrée puisque cela arrive ?

Cas N° 1) Il n'y a pas de ressources pour le franchiseur pour financer le service qu'il doit au franchisé pour les aider à démarrer dans de bonnes conditions, donc le risque d'échec est plus important.

Cas N° 2) Il y a un deuxième cas de figure : le franchiseur augmente le prix de ses produits (marge ou commission) de manière à financer les services qui ont été évoqués précédemment.

Il y a des marchés où il n'y a pas de droits d'entrée, dans le textile par exemple, mais il est vrai que le prix de l'assistance que le franchiseur apporte à ses franchisés est inclus dans le prix des produits. Est-ce une bonne chose ? C'est en tout cas une habitude dans le textile, dans beaucoup de marques de couvrir les frais d'assistance du réseau à travers les prix des produits mais il faut se rendre compte que cela provoque une certaine inflation, une augmentation des coûts. Par contre, cela n'arrive jamais dans des concepts de prestation de services où il est nécessaire d'avoir un droit d'entrée car il n'y a pas de produits fournis dont pas de possibilité de se financer pour aider les franchisés au démarrage de leur entreprise
En conclusion, rien n'est gratuit. Si l'on veut éviter la faillite du franchiseur et des franchisés, il vaut mieux que le produit soit vendu pour le prix du produit, que l'assistance soit vendue pour le prix de l'assistance, que l'aide au démarrage soit vendue pour le prix de l'aide au démarrage. Il vaut donc mieux qu'il y ait un prix pour le droit d'entrée, un pour les redevances, un prix pour le produit. La transparence permet que le service du franchiseur soit dispensé dans de bonnes conditions pour que les futurs franchisés puissent se développer à l'intérieur du réseau sans craindre de voir votre franchiseur manquer de ressources pour vous satisfaire.
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Informations clés

  • Crée le: 18/07/16 07:49

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