L'autorisation d'ouvrir des surfaces de 1000 m2 va-t-elle modifier le paysage commercial ?

La proposition de loi visant à relever le seuil d'autorisation de surfaces de 300 à 1000 m2 en simplifiant les démarches administratives ne fait pas l'unanimité des enseignes.
Le commerce alimentaire se frotte les mains – en particulier, les hards discounters – qui seront les principaux bénéficiaires de cette mesure et qui sont très demandeurs. Par contre, le non alimentaire est beaucoup plus circonspect et toutes les  branches ne voient pas dans cette loi une opportunité et les raisons sont multiples.

Tous les secteurs ne sont pas concernés de la même façon

Les secteurs meubles, bricolage, jardinerie, du fait de la nature des articles proposés sont déjà implantés sur des surfaces de plus de 1000 m2. Par exemple : 1693 magasins de surface égale ou supérieure à 1 000 m2 contre 563 entre 300 et 1000 m2 pour le bricolage. Cette mesure ne devrait donc pas entraîner de grande mutation sur ce créneau.
Les plus concernés sont les secteurs de l'équipement de la personne et de l'ameublement déco qui comptent le plus de surfaces de vente inférieures à 300 m2. Ils  pourraient être tentés d'agrandir leur magasin au-delà du seuil fatidique pour adapter le format de leurs points de vente au chiffre d'affaires et ainsi mieux rentabiliser leurs surfaces.
Reste que le marché n'est pas extensible, que la facilitation administrative n'est pas une fin en soi. Il faut penser avant tout rentabilité dans des secteurs bien installés sur le territoire français et très concurrencés. En effet, les implantations dans le non alimentaires ont atteint 3 millions de m2 pour plus de 1 000 magasins en 2007 et la loi de modernisation de l'économie aura vraisemblablement peu d'impact sur les secteurs qui n'ont pas attendu cette mesure pour se développer.
Enfin, les locaux bien placés ne sont pas légion et souvent chers et c'est peut-être là que se fera la différence entre les enseignes du secteur alimentaire comme du non alimentaire.
Le paysage de la distribution sera modifié comme chaque fois qu'intervient un nouvelle loi sur les surfaces de vente mais quelles seront ses répercutions : entre les pessimistes qui prévoient des enseignes fantômes se faire et se défaire et les optimistes qui voient dans cette mesure la possibilité de mieux adapter la surface de vente au produit  et à la zone de chalandises, il y a sûrement une vérité que seul l'avenir dira

Articles similaires

Services à la personne : les avantages accordés par la loi de finances 2017

par HK - 13 jours

Un communiqué de presse d’Age d’Or Expansion S.A., franchiseur du réseau Age d’Or Services, détaille les nouveautés de la loi de finances 2017 : avantage fiscal étendu pour le recours aux services à la personne, augmentation du CICE et baisse de l...

RSI, cotisations: ce qui change pour l’entrepreneur indépendant dès le 1er de l’an 2017

par Sonia Tajouri - 14 jours

Le fonctionnement même du RSI change. Les assurés ne vont pas forcément s'en rendre compte car il s'agit surtout d'un changement mais cela permet de clarifier en interne une organisation bien complexe. La désignation d'un responsable unique du rec...

Quelles clauses dans un contrat de franchise ?

par HK - 24 jours

La rédaction du contrat doit faire l’objet d’une grande attention afin que ses clauses soient en harmonie avec les exigences françaises et européennes en matière de concurrence. Voici ce en général les clauses d'un contrat de franchise.

Informations clés

  • Crée le: 09/10/08 02:00

Les franchises qui recrutent