Fermeture soudaine d’un magasin franchisé de vêtement à Boulogne pour cause d’augmentation de loyer

Nathalie, Fany et Claude sont les propriétaires d’un magasin franchisé de vêtements pour enfant rue Nationale à Boulogne sur mer. Ils doivent fermer brusquement leurs portes. « Le loyer est passé brutalement de 1100 à 5000 euros! » annonce une affiche laissée sur la devanture du magasin afin de donner une explication aux clients. Ce même magasin, encore ouvert au début des soldes,  annonçait déjà à sa clientèle son intention de déménager de ce local.

 « C’est un dossier qui n’est malheureusement pas isolé, s’inquiète Jean Schouteden, adjoint à l’attractivité commerciale. C’est le même problème que pour H&M ou Littoral Destock. Texto est aussi parti à cause de ça… Il s’agit souvent de propriétaires qui défiscalisent en toute impunité, de sociétés qui ont leur siège à Paris ou Rouen. Mais bien souvent, derrière, on retrouve d’anciens commerçants qui ont vécu ici. C’est incroyable ! »
La municipalité a instauré une taxe sur les locaux commerciaux vacants, « avec une augmentation progressive à partir de deux ans. On espère que ce sera dissuasif ».

Le conseil d'AC Franchise : toujours consulter un avocat spécialisé en baux commerciaux avant de signer un bail et bien plucher les clauses, veiller à la durée restante au bail, etc...
Mais contre les augmentations surréalistes de loyers, difficile d’intervenir : « On se trouve dans la sphère privée et quand on contacte les propriétaires, on se fait envoyer promener, on nous demande de quoi on se mêle. Localement, on se sent désarmés. La seule solution serait une proposition de loi qui encadrerait les loyers commerciaux, avec interdiction de les augmenter de plus de 50 % par exemple ».

L’adjoint se désole de voir à Boulogne « des loyers aussi élevés qu’à Lille ou à Paris, malgré les difficultés financières. On est en train de détruire le commerce à Boulogne alors que la Ville et l’Union commerciale font des efforts pour que ça marche… C’est du grand  n’importe quoi, je n’ai jamais vu ça. On fait tout ce qu’on peut pour aider, et tout est détruit pour de l’argent ».

L’observatoire du commerce local, que le maire souhaiterait créer, n’a pas encore été mis en place. « Mais on ne baisse pas les bras, on s’accroche. On va aussi essayer de créer une sorte de pépinière commerciale, et là on négociera avec les propriétaires, avec un engagement écrit. »

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